Defakator, morale et catégorisation politique

Temps de lecture : 12 minutes

Introduction : au pays des méchants et des gentils

Dans ce petit billet, on va se fonder sur la dernière vidéo du vulgarisateur sceptique, Defakator, et tenter de développer (et critiquer) un peu les implications de son discours sur les “étiquettes”. L’objectif est de faire plus synthétique (et donc plus simplifié) que des articles bien plus précis et développés que vous pourrez trouver sur le site Zet-ethique Métacritique. 

[EDIT] Pour que ce soit clair : Ce qui est interrogé ici, c’est le cadre politique dans lequel s’inscrit la démarche de defakator (et à quel point ça valide des usages critiquables déjà répandus dans la communauté zet) par cette vidéo. Il ne faudra pas en tirer comme conclusion à cet article que la vidéo critiquée est un manifeste absolu pour la neutralité politique. L’idée est plutôt de se servir du prétexte qu’il y a des positions malheureuses dans cette dernière pour aborder des thèmes qui nous tiennent à coeur.


Voici donc la vidéo dont on parlera ici  (intitulée “Voyage au pays des méchants et des gentils” ce qui annonce bien la couleur). 


L’idée première défendue dans les 20 premières secondes de cette vidéo est que “sur les réseaux sociaux” et “IRL” (dans la vraie vie) “débattre c’est de plus en plus tendu”, à cause de “partisans radicalisés” qui “attisent des divisions” en réduisant et catégorisant les gens dans des “cases à stigmatiser”. 


Oui ça fait beaucoup mais ce n’est pas fini. Puisque cet état de fait mènerait à polariser le débat autour de concepts manichéens du “bien” et du “mal”, des “méchants” et des “gentils”, du “noir” et du “blanc”, de la figue ou du raisin en somme. Ce qui empêcherait les personnes d’exister finalement dans la nuance. 
On a d’ailleurs très vite des exemple de “cases” dans lesquelles sont rangé·e·s (injustement) les interlocuteur·ice·s : “complotiste”, “capitaliste”, “pro-système” “anti-ceci ou pro-cela” ce qui serait donc un moyen de fuir le débat puisqu’on reduirait toute la complexité du discours d’une personne à une simple postion “pro” ou “anti” quelque chose, amenant de facto à les considérer comme méchant ou gentil selon notre propre positionnement (celui des gentils) sans même prêter attention à leurs arguments.


Je précise ici que cette démonstration qui cible ses interlocuteur·ice·s se concevant elleux même comme étant “le camp du bien“, on la retrouve dans bon nombre de discours des vulgarisateurs reconnus : aussi bien que dans les interactions fréquentes que l’on peut avoir avec les zeteticien·ne·s (IRL ou non). Mais c’est un propos qu’on retrouve aussi souvent dans les édito de la droite libérale que dans les propos réguliers de l’extrême droite. 
Bon j’entends déjà d’ici certain·e·s s’exclamer : “Quoi ? l’auteur·ice de cet article serait-ael justement en train de faire ce que la vidéo dénonce ? Defaktor serait donc d’extrême droite ? N’avez-vous pas honte de réduire ainsi la parole nuancée de cette homme sincère à une case, une etiquette ? un stigmate ?” 


Et bah ça tombe bien c’est ce genre de réflexe argumentatif qu’on va essayer de déconstruire ici. 

Une prémisse pas si évidente

On pourra commencer par rappeler que la vidéo ne source aucunement l’affirmation comme quoi les “échanges” “débats” et “discussions” sur les réseaux sociaux mais aussi dans la vie courante seraient de plus en plus tendus. La plupart des personnes qui l’ont vu considéreront sans doute cette affirmation comme témoignant d’une réalité tellement évidente qu’il n’y a pas besoin de la démontrer. 


Pourtant il est assez facile de développer quelques pistes pour nuancer cette affirmation (et peut-être, du coup, en expliquer mieux les causes). 


° Il n’est pas dit depuis quand “discuter c’est tendu” mais on peut facilement argumenter que, des échanges tendus, il en existe depuis longtemps, des débats qui polarisent toute une société, ce n’est pas un fait nouveau du tout. De la même manière on remarque en lisant l’article proposé en source par Defakator, que le concept de dissonance cognitive (ayant été formulé dans le contexte de l’étude de la formation des opinions au sein d’un groupe et sur lequel se fonde en partie l’argumentaire de Defakator pour expliquer les mécanismes qui mènent à la polarisation des débats) date des années 50. 


° La question des bulles de filtre encouragée les réseaux sociaux peut-être également nuancée dans la mesure ou les biais de confirmation qu’on développe au sein de ces dernières ne sont parfois que la construction d’une cohérence interne entre pair·es.


° On peut aussi se demander si c’est vraiment l’esprit communautaire de personnes aveuglées par leurs bulles de filtre qui les pousse à réagir de manière tranchées à tel ou tel discours qu’on trouve sur les réseaux. D’autres pistes de réflexions ont été proposés notamment celle de l’échelle des nouvelles formes de “vivre-ensemble” (de la communauté à la société) et de diffusion de l’information qui troublerait les distances sociales et la perception qu’on en a. 


On ne développera pas plus ici car l’objet de ce billet est plutôt de répondre à un positionnement politique qu’à des considérations scientifiques (qui, par ailleurs, ne sont pas du tout inintéressantes). C’est donc bien la cadre politique dans lequel ces considérations sont rentrées (parfois un peu de force) qu’on va s’intéresser.  

Posture et déterminisme 

Defakator se sert des études sur les effets de groupe, l’identité sociale et la mobilité sociale pour développer un argumentaire selon lequel “penser moins comme un individu et plus comme un groupe” est un comportement problématique. Un comportement qui, à travers l’objectif de valoriser son groupe et dévaloriser les autres groupes, mène à “la diffamation, l’insulte, la violence” etc. 


Pourtant, si on réfléchit un peu d’un point de vue politique, des groupes sociaux constitués dans notre société par des intérêts communs et qui font preuve de violence pour être valorisés (symboliquement mais aussi matériellement), c’est ce qui parsème l’histoire des luttes sociales. 


La raison qu’il invoque pour expliquer en quoi ces comportements sont problématiques, c’est que ces derniers sont parfois le fait de “postures” (la preuve : dans l’étude citée les groupes ont été constitués de manière totalement arbitraire) dans “l’identité qu’on s’est choisie”. En effet, la notion de choix intervient beaucoup dans le discours de Defakator d’ailleurs qui, finalement, s’attarde peu sur les déterminismes lorsqu’il s’agit de cadrer politiquement son discours (ce qui détone avec les éléments factuels apportés par ce dernier, c’est bien dommage). Pourtant, dans le monde social, c’est beaucoup plus informel (insidieux ?) que ça. Les groupes sociaux auxquels on appartient ne sont pas forcément toujours définis de manière aussi claire et la mobilité sociale est bien loin de n’être qu’une affaire de libre-arbitre (ce qui explique d’ailleurs pourquoi il ne s’agit pas forcément de convaincre par le dialogue une personne de ne plus lutter pour ses intérêts). 


Il y a un souci avec cette rhétorique puisqu’elle tend à considérer a priori que toute catégorisation politique du discours ou des représentations comme pouvant être réduite à une posture “morale” (nous vs eux, méchants vs gentils) et donc, par définition, illégitimes (puisque n’étant pas dans l’optique de la sacro-sainte “recherche de la VERITE” mais plutôt dans celle du curé qui dit ce qui est bon ou mauvais). 


Sauf que d’une part, on l’a déjà dit mais il y a ici un échec à bien comprendre la diversité des déterminismes qui nous font critiquer un discours sur la base de nos représentations. Pour l’exemple de la critique de la médecine par les personnes prônant des “médecines alternatives” ou plus particulière des antivaxx, on pourrait noter le lien entre les violences obstétricales (et plus généralement le traitement des femmes par les institutions sanitaires) et leur adhésion à ces discours et représentations. Pourtant, le constat que la pratique de la médecine est structurée par un paradigme patriarcal n’est pas illégitime.

Catégories politiques ou morales ? 

Tout ceci mène Defakator à établir tout plein d’outils supers pour plonger tout droit dans le procès d’intention. Il nous demande d’être attentif·ve à pourquoi les personnes tiennent les discours qu’elles tiennent : parce qu’elle sont dans une démarche de recherche de vérité avec des sources et arguments étayés ? ou pour suivre une posture afin de coller à leur identité sociale ? (on n’a d’ailleurs peu d’outils zetetiques proposés pour sonder les âmes à ce point) 


C’est donc la fameuse division idéologie/rationalité qu’on retrouve ici, qu’on a déjà, bien attaqué dans les précédents textes et qui a tendance à favoriser le statu quo plus que la “vérité”. 


Du coup, contrairement à Defakator, ma position n’est pas tant de savoir quelles sont les intentions de la personne qui professe un discours mais plutôt comment ce discours se positionne au sein d’un contexte politique). C’est donc moins ce que vous vouliez dire que les conséquences de ce que vous dites (et bien les conséquences politiques) qui importent lorsqu’il s’agit de situer politiquement un propos.


Pour prendre l’exemple bien souvent réutilisé, ce qui nous permet de dire qu’une personne est fasciste, c’est que cette personne “fait du fascisme“, c’est à dire qu’elle valide politiquement les discours, actions et représentations fascistes de la société. Et c’est à partir d’une définition socio-historique plutôt consensuelle qu’on définit ce que sont des actes, représentations et discours fascistes. 


Ainsi donc, les propositions politiques de Defakator tendent surtout à dépolitiser des analyses formulées à partir de connaissances réelles et les réduisant des postures morales supposées ou déduites à la suite d’un dialogue apaisé. Par conséquent ce que Defakator nous pousse finalement à faire, c’est donner la parole à chacun pour arriver à faire la part des chose grâce à l’entretien épistémique et surtout : ne JAMAIS catégoriser politiquement le discours (et donc la personne à qui l’ont parle) qu’on nous sert. On ne doit donc pas dire à un complotiste qu’il l’est (véritable proposition de la vidéo) ni qualifier des propos de fascistes quand ils le sont. Parce que « c’est la porte ouverte aux amalgames » et que ça ne retranscrirait pas bien la diversité des sous-groupes au sein de ces appellations.


D’autre part, depuis quand “capitaliste” est devenu une étiquette morale et non un constat politique défini par des années de recherches en sciences sociales ? On est pas sur un concept très vague ou mal définit comme “SJW” mais sur une idéologie que des livres entiers de sociologie ont analysés. C’est un autre problème récurrent de ce genre de réthorique : On présuppose que la classification n’est pas étayée, qu’elle est faite à l’emporte pièce, on analyse les catégories politiques proposées par l’interlocuteur à partir de notre incompréhension de ces dernières, en n’ayant pas accès au raisonnement qui a conduit à cette classification. Et donc, évidement, on les trouve réductrices, peu à propos, voir injustes. 


Rappelons tout de même que nous ne disons pas que toute catégorisation est bonne et qu’elle n’ont pour conséquence que d’affiner une analyse. En effet, les catégorisations peuvent aussi causer beaucoup de tord à une compréhension pertinente du monde, il suffit de voir ce que la catégorie “islamogauchiste”, co-construite dans le même élan fétichiste par la droite islamophobe et la gauche anti-impérialiste anglo-saxonnes et popularisée en France par l’extrême droite intellectuelle, s’est formalisé dans le discours de nos ministres conservateurs pour en faire l’idéologie qui “gangrène” les universités françaises, et plus globalement, toute la société. 

Définir c’est essentialiser 

Defakator développe donc que ces catégorisations servent à user d’un stratagème réthorique : le déshonneur par association. Mais il utilise là un Fauxphisme. En effet, si l’on associe des gens qui sont déjà associés entre eux par un élément discriminant qui les définit, bah cette association est tout à fait légitime. 


On va prendre un exemple basique : Si on vous dit « chaise » vous allez visualiser une chaise. Ça ne sera peut être pas la même chaise qu’on visualise nous, mais elle partagera avec la nôtre un certains nombre de critères qui permettent de définir ce qu’est une chaise (4 pieds, un dossier, pas d’accoudoirs etc.). On a besoin d’essentialiser pour penser et concevoir le monde. Et personne ne dira que si nos deux sous-groupes de chaises sont appelés “chaise”, alors l’association est illégitime. 


De la même manière, si ce qui définit les fascistes, c’est le fait de faire du fascisme, alors, peu importe qu’il existe des différences de tactique et stratégie entre ces fascistes pour les définir comme tel. Rien ne nous empêche d’ailleurs de préciser au moyen d’adjectifs ou de néologismes encore plus pertinents : néo-nazis, occidentalistes, alt-right, négationnistes, suprématistes etc. Pour Defakator, le problème serait donc que définir un meuble sous l’appellation “chaise” ne serait pas infamant (contrairement à “capitaliste” par exemple) et donc ne risque pas de servir de stratégie argumentative pour repousser l’analyse que cette dernière pourrait produire à propos de la société. Et donc finalement, on ne risque pas grand chose à amalgamer des sous groupes de chaises sous cette appellation consensuelle contrairement aux exemples que lui utilise. 

Connaitre le contexte pour évaluer la stratégie 

C’est là qu’on touche au point central porté par Defakator. Le vidéaste parle en fait de “risque” de “porte ouverte à” et va donc privilégier une approche qui lui semble plus prudente et raisonnable que catégoriser rapidement un discours et par extension la personne qui le porte. 


Mais ce “risque” doit être pensé par rapport à un contexte politique et social. Par exemple, dans notre société, les fascistes sont-ils en danger ou sont-ils un danger ? L’extrême droite souffre-elle tellement de l’image qu’elle a ou est-elle en voie de “dédiabolisation” ? Les gens sont-ils trop souvent accusés d’être fascistes ou pas assez, ou plutôt, sommes-nous assez vigilant·e·s en ce qui concerne la veille antifasciste ou sommes-nous trop complaisant·e·s avec eux ? Notre opinion est plutôt que l’extrême droite se sert de la naïveté politique et sociale des discours comme ceux que propose Defakator pour se faire une place dans le débat publique. 


Souvent d’ailleurs parce que les sceptiques semblent utiliser le rasoir de Hanlon et préfèrent penser que les gens sont cons plutôt que malveillants. Et que finalement, si on fait bien nos discussions, si on laisse les pensées se dérouler, pour ensuite proposer un éventuel debunk, argument contre argument, alors le marché de l’information fera le tri entre le bon grain de l’ivraie. 


Sauf que ce marché, comme le monde des idées sur lequel on souhaiterait affronter les fascistes, les capitalistes ou les conspirationnistes n’existe pas plus que Narnia. Cette manière de concevoir la façon dont un individu se comporte vis-à-vis d’une multitude d’offres sur un marché fait écho au mythe de l’Homo œconomicus qui agirait systématiquement en fonction de critères rationnels.


Par exemple, on voit des figures zététicienne se jeter des fleurs en mettant en avant des exemples de personnes les ayant découvert lorsqu’ils allait courageusement (non) débattre avec l’indigence argumentative de confusionnistes issus de la droite bien réactionnaire.

Oubliant par là, qu’il n’y a pas vraiment de raison de penser que l’inverse ne se passe pas dans l’autre sens et qu’eux aussi sont utilisés comme plateforme ou tremplin vers une idéologie qu’ils ne défendent pas. (C’est pourtant pas faute d’avoir été prévenus).
 
Les fascistes l’ont bien compris puisque dans leurs organes de formation, on leur apprend des techniques qui tirent avantages de ces mécaniques (libérales) de tri de l’information : par exemple le connard de Schroedinger qui va dire quelques chose de fasciste et ne démentira que si on relève (et donc qu’on catégorise) son propos. 


En fait Defakator juge nos stratégies de communication à l’aune de ses objectifs et représentations politiques (qui semblent peu rigoureuses). Oubliant par là que chaque débat n’a pas pour objet de trancher entre le vrai et le faux que chaque discussion n’a pas pour objectif de convaincre l’interlocuteur·ice mais peut parfois :   

 ° Cibler son auditoire en passant par dessus elle/lui en contrôlant la conversation.

° Tenter de faire entrer nos concepts dans la fenêtre d’Overton

° S’opposer à une propagande manifeste sans jouer la défense

° Subvertir un discours en le rendant inaudible (n’est-ce pas la définition du mal aimé “hooliganisme politique” ?) 


Toutes ces tactiques peuvent tout à fait être légitime selon la stratégie dans laquelle elles s’insèrent et les objectifs qu’elles défendent. Et c’est à l’aune de ces objectifs qu’il faut les juger si l’on veut être “rationnel”. 

Conclusion : quitte à nous mépriser, laissez-nous gueuler

En résumé. Le problème de cette vidéo ne réside pas tant dans ce qui est dit par Defakator que dans ce qu’il ne dit pas, dans ses angles morts si vous voulez. Appartenir à un groupe social défini c’est quelque chose que tout le monde vit. En avoir conscience, (du sien et de celui des autres), c’est déjà plus compliqué à mettre en pratique mais il le faut. Ça permet de mieux lutter pour ses intérêts et ceux des autres membres de son groupe. La stratégie politique qui revient à ne pas nommer ces groupes, ne pas nommer les rapports de force, ne pas nommer les positions sociales des un·e et des autres, ne pas nommer les idéologies qui sous-tendent les discours et les actions, c’est le logiciel idéologique hégémonique de notre société (universalisme, républicanisme, libéralisme, colorblindness, genderblindness etc.). 

Tout ça au titre que, si on nomme les choses on les rendrait réelles, et donc, c’est en adressant le problème des rapports de genre qu’on ferait du sexisme, c’est en adressant le problème des rapport de classe qu’on ferait de l’inégalité sociale etc. Et même, c’est en disant à un·e conspi qu’iel l’est qu’iel le deviendra véritablement (souvent ça va avec une mauvaise compréhension de ce qu’est le “réel” et ses liens avec les “constructions sociales”).

Sauf que ce qui se passe en réalité c’est qu’on met juste tous les rapports de forces, les intérêts de classe etc. sous le tapis en espérant que les chose se règlent avec une bonne discussion (le marché des idées fera le tri tmtc). L’objectif assumé de cette stratégie étant souvent d’avoir un dialogue “constructif” ou le débat “bienveillant” semble au contraire que ce genre de posture est tout sauf constructive.

Ça donne l’illusion du consensus parce que ça exclut justement toutes les personnes un peu en colère (parce que finalement si au lieu de dire “machin est sexiste” ou “bidule est transphobe” on disait “ce que tu dis n’est peut-être pas très valide d’un point de vue de la réalité véritable”, ça passerait bien mieux), ça exclut les personne n’ayant pas les moyens matériels de policer leur discours et d’entendre les pires horreur sans même avoir le droit de les catégoriser comme telles.

C’est spécifiquement cette posture qu’on essaye avec d’autres camarades de détruire au sein de groupes/collectifs/organisations/espaces/communautés zététiques (et pas toujours par le fameux dialogue constructif) parce que cette illusion de consensus exclut en silence depuis longtemps. Donc certes ça fait un peu chier d’entendre des gens gueuler pour briser un silence qui nous paraissait être la preuve ultime que tout allait bien. Mais comme le disait Ce N’est Qu’une Théorie, quand il y a un silence c’est que justement ça va pas bien.


Pour aller plus loin n’hésitez pas à  aller voir la série sur les biais idéologiques de notre site :   

° Partie 1 : Testez vos biais https://zet-ethique.fr/2021/02/06/des-biais-de-lideologie-et-des-biais-ideologiques-partie-1-testez-vos-biais/

° Partie 2 : Une méthode pour limiter ses biais idéologiques ? https://zet-ethique.fr/2021/02/08/des-biais-de-lideologie-et-des-biais-ideologiques-partie-2-une-methode-pour-limiter-ses-biais-ideologiques/

° Partie 3 : Tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles https://zet-ethique.fr/2021/02/13/des-biais-de-lideologie-et-des-biais-ideologiques-partie-3-tous-les-modeles-sont-faux-mais-certains-sont-utiles/