Le scepticisme a BESOIN de la sociologie.

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Je partage avec vous la dernière vidéo de ma chaîne, accompagnée de sa retranscription écrite. Celle-ci fait suite aux débats qui ont traversé la communauté sceptique ces derniers mois1. Je vous y propose un retour sur l’histoire récente des enquêtes et sur les liens qui existent entre scepticisme et sociologie, sur la base du livre Énigmes et Complots de Luc Boltanski2.

Bon visionnage ou bonne lecture !

Il y a un gars que vous connaissez peut-être, c’est Christophe Michel, also known as Hygiène Mentale. Ce gars, il est vidéaste, et il a été l’un des pionniers de la pensée critique sur Youtube. C’est véritablement l’un de mes sceptiques préférés, car il sait manier humilité et éducation à un niveau qui force le respect. Ses vidéos prennent souvent la forme d’enquêtes, qui retracent des informations comme l’apparition d’un OVNI ou de squelettes géants, de manière à donner à son auditoire des outils d’analyse de l’information. Il a quelques temps je suis tombé sur une vidéo de lui dans laquelle il parle d’un auteur qui avait retracé l’histoire de plusieurs rumeurs populaires en 1646. Hygiène Mentale avant l’heure, donc… Nan ? 

Ce parallèle, il m’a fait me poser une question assez simple : que signifie l’exercice de l’enquête, aujourd’hui ? Parce qu’en fait, ça serait un peu anachronique de se dire que la démarche d’enquête a le même sens aujourd’hui qu’il y a 500 ans. Puis, je sais pas si vous avez remarqué, mais les enquêtes, aujourd’hui,  il y en a dans tous les sens : enquêtes sceptiques, d’accord, mais également enquêtes journalistiques, enquêtes policières et même… enquêtes sociologiques. Ah, la sociologie. A ce qu’il paraît, il y a une tension entre sociologie et scepticisme… et c’est en partie vrai. Mais je pense aussi qu’il existe de nombreuses convergences entre ces deux domaines. C’est ce que j’aimerais qu’on discute aujourd’hui : le contexte historique qui a mené à cette multiplication des enquêtes, et les liens qui unissent sociologie et scepticisme.

Pour ce faire, on s’appuiera en grande partie sur le livre du sociologue Luc Boltanski : Énigmes et Complots. Une enquête à propos d’enquêtes. Allez, c’est parti.

1) Dire la réalité : un enjeu d’État

Tout d’abord, j’aimerais vous proposer une distinction introduite par Luc Boltanski entre monde et réalité.3

Le monde, c’est « tout ce qui arrive », un magma d’événements qui nous parviennent de manière plus ou moins chaotique. Ça peut être l’éruption d’un volcan, un bus qui arrive en retard, ou encore la nouvelle d’un squelette géant qui aurait été découvert par des archéologues. La réalité quant à elle correspond davantage à un cadre de compréhension. Il s’agit d’un réseau de relations causales, en gros d’explications, qui permet de donner du sens aux événements qui nous parviennent, en déterminant quelles sont les entités auxquelles ils doivent être attribués.

La lave s’écoule du volcan du fait de l’activité des plaques tectoniques. Le bus est en retard, et on pourra y trouver des causes allant de l’incompétence des personnes en charge à la difficulté qu’il y a à gérer un réseau complexe. Ce cadre de compréhension qu’on appelle réalité nous vient de différentes sources : école, famille, médias, etc. Cependant, rien dans notre expérience et dans ce qu’on nous a appris ne donne de cause évidente à un événement comme la découverte d’un squelette géant.

A ce moment là, deux possibilités s’offrent à nous. On peut d’abord considérer qu’il s’agit d’une fausse nouvelle, et cet événement trouve alors sa place dans le tissu de la réalité. Mais disons qu’il n’y ait pas de raison apparente de remettre en cause la qualité de la source, et que les archéologues nous ont habitués à être des gens sérieux. On admet alors qu’il y a quelque chose d’étrange, à cette nouvelle. Et de là découle une énigme.

L’énigme est le résultat d’une irruption du monde au sein de la réalité. Il nous apparaît soudain qu’il existe un écart entre le monde et la réalité, un écart entre ce qui arrive, et la collection d’explications dont on dispose pour comprendre ce qui arrive. L’énigme remet en cause la stabilité de la réalité, la capacité de notre cadre de compréhension à donner du sens aux événements auxquels nous sommes confrontés. A l’époque moderne, les instances juridiques et étatiques jouent un rôle prépondérant dans ce travail de stabilisation de la réalité, dans le but de la rendre prévisible. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. 

Vers la fin du XIXème siècle européen, l’administration de plusieurs pays comme la France et le Royaume-Uni cherche à prendre le monopole sur la construction de la réalité, afin de devenir un acteur incontournable quand il s’agit de donner un cadre de compréhension au monde. Cela passe par des ministères, agences publiques et autres institutions étatiques qui prennent pour référence commune les sciences et techniques, parmi lesquelles l’économie et la statistique jouent un rôle primordial. 

Ce projet porté par les États-Nations européens a pour but de réduire l’écart qui existe entre la réalité vécue par les individus et la réalité instituée, c’est à dire entre les subjectivités et les dispositifs objectifs qui leur servent de cadre. Comme le souligne la sociologue Saskia Sassen :

  « L’histoire de l’État moderne peut être lue comme un effort pour rendre nationaux tous les aspects essentiels de la société : la souveraineté, l’identité, le territoire, la sécurité, la loi et le marché. Les époques qui ont précédé cette ascension de l’État national avaient connu des types d’échelles assez différents, le territoire étant significativement soumis à de multiples systèmes de gouvernement plutôt qu’à la souveraineté exclusive de l’État »

Saskia Sassen, La globalisation. Une sociologie [trad. Pierre Guglielmina], Paris, Gallimard, 2009, p. 21

C’est la convergence entre le projet étatique et le projet scientifique qui permet d’établir et de stabiliser la réalité. Celle-ci est alors envisagée comme une composition entre, d’un côté, des lois scientifiques et des techniques et, de l’autre, des lois, décrets, mesures de police, etc. L’État prétend alors connaître, contrôler et agencer la réalité telle qu’elle est vécue par les populations placées sous son autorité et se place en garant de leur bien-être. C’est un projet de citoyenneté sociale et nationaliste. Cette transformation de l’Etat n’est évidemment pas sans rappeler notre série consacrée aux inégalités, au cours de laquelle nous avons insisté sur le rôle de la statistique publique dans la formation de la réalité.4

Cependant, ce projet ne s’est pas fait sans difficulté, et n’a rien de définitif. En parallèle de cette tentative par l’État de contrôler la stabilité de la réalité, se multiplient les enquêtes.

2) Roman policier et enquêtes

À la même époque que l’État s’empare de cette question de dire la réalité, se développe un genre littéraire nouveau : le roman policier. Par plusieurs aspects, le roman policier se distingue des genres littéraires qui l’ont précédé. Déjà, contrairement au roman fantastique5, il repose sur l’existence d’une réalité dite « naturelle », soumise aux sciences du même nom, et dont on peut attendre qu’elle soit régulière et prévisible. Ensuite, une autre différence notable se joue dans la stabilité de la réalité sociale, car contrairement au roman picaresque6, qui prend pour cadre un monde dans lequel le hasard est la règle, on observe dans le roman policier des régularités sociales prévisibles. Il est possible d’anticiper les comportements des acteurs, qui sont autant des individus singuliers que des représentants typiques de leur catégorie sociale. Cette banalisation de la réalité sert de support à la mise en crise qui, à partir d’un événement criminel, en dévoilera le caractère incertain et fragile. Parce qu’en effet, la réalité telle qu’elle est portée par les institutions étatiques et juridiques est mise en échec par l’énigme. Au moins, temporairement. 

Si l’on en revient à la relation qui unit la construction de l’État-nation et la stabilisation de la réalité à la fin du XIXème siècle, le roman policier retranscrit une inquiétude profonde, qui traverse les sociétés occidentales de cette époque. On se retrouve face à une remise en question de la réalité de la réalité, à un doute vis à vis des représentations admises de l’état du monde, que des auteurs comme Arthur Conan Doyle et Agatha Christie stimulent chez le lecteur pour créer ce sentiment d’excitation qu’on appelle suspense. Les tensions auxquelles fait écho le genre du roman policier sont nombreuses, mais on peut selon Luc Boltanski en retenir trois principales :

  • D’abord, il y a la question de l’usage de la parole. Dans ces entités politiques composites et de grande taille que constituent les États-nations modernes, les acteurs peuvent de moins en moins interpréter et donner sens à ce qui leur advient par référence à des contextes locaux et connus. De plus, tout le monde n’est pas égal dans la construction de la réalité, politiciens, journalistes et experts y jouant un rôle prépondérant. 
  • Ensuite, il y a l’extension du soupçon. Alors que jusque là, le crime était l’attribut d’un personnage bien identifié, le criminel, au sein des États modernes, personne n’est à l’abri du soupçon. Même ceux parmi les notables locaux qui étaient supposés incarner la réalité et qui disposaient des pouvoirs nécessaires pour la faire tenir peuvent être des criminels. C’est, en quelque sorte, l’extension sans limites du soupçon qui compose l’unité de la nation sous le regard de l’État.
  • Enfin, la dernière tension se trouve dans l’articulation de l’État-nation et du Capitalisme. Cela s’exprime dans le roman policier par l’opposition entre des classes sociales profondément inégales qui composent la nation et un État impartial et surplombant, incarné par ce représentant de l’administration que constitue le policier.

Ces tensions donnent ainsi lieu à de fortes inquiétudes concernant la capacité de l’Etat à construire une réalité stable à laquelle on puisse se fier, des inquiétudes qui s’expriment comme on l’a vu dans le roman policier, mais aussi à travers la multiplication des enquêtes, notamment les enquêtes sociologiques. En effet, c’est à cette même époque qu’apparaît la sociologie, dont le principal outil est l’enquête, une démarche qui prend appui sur un large éventail d’opérations, comme par exemple l’entretien, le questionnaire, ou encore la recherche dans les archives.

La sociologie partage avec le roman social l’idée d’une réalité sociale saisie en tant que nature : il serait ainsi possible de trouver dans la société des formes de régularité à analyser. Mais c’est avec le roman policier qu’elle correspond de manière plus fondamentale encore : sous l’angle de la mise à l’épreuve de la réalité de la réalité. A la manière du roman policier, la sociologie part d’énigmes, c’est-à-dire d’événements qui se fondent mal dans la réalité apparente, et cherche à toucher une réalité qui serait à la fois moins accessible, plus profonde et plus réelle. Mais les sociologues ne sont pas les seuls à procéder à des enquêtes, et on retrouve cette volonté de mise à l’épreuve de la réalité de la réalité dans d’autres domaines comme le journalisme, mais aussi dans le scepticisme. Du coup, qu’est ce qui fait la spécificité de la sociologie?

3) Sociologie et Scepticisme

Avant toute chose, c’est quoi le scepticisme?7 On peut le définir8 comme une position à la croisée de l’éthique, c’est à dire la réflexion sur ce que doivent être nos manières d’être et d’agir, et de l’épistémologie, qui n’est rien d’autre que l’étude de la connaissance. Cette position a cela de riche qu’elle en appelle à approcher la réalité sur la base des sciences et de l’esprit critique. Les sceptiques parlent souvent de « doute méthodique » pour qualifier leur approche9, qu’on pourrait retranscrire ici comme une attitude de doute vis à vis de la réalité de la réalité. 

Alors évidemment, il ne s’agit pas de concevoir le scepticisme comme un doute permanent sur tout, qui est l’un des risques inhérents de la forme-enquête. Pour y remédier, le scepticisme s’inscrit dans une économie du doute jugée raisonnable, celle pratiquée par les sciences. Il s’agit ainsi d’accepter la dépendance épistémique à laquelle nous sommes soumis et de savoir accorder sa confiance aux bons processus de production de l’information.10

Il ne s’agit pas non plus ici d’une confiance aveugle, car si comme tend à le montrer la défense mertonienne de la science, la majorité des programmes de recherche ne sont pas biaisés en tant que tels, la sociologie des sciences nous montre comment la production scientifique peut être impactée par des intérêts particuliers11, qui influent par exemple sur l’allocation des crédits de recherche. Certes les résultats scientifiques produits individuellement seront fiables, mais sur un problème multidimensionnel comme les OGM, le financement disproportionné d’une question de recherche par rapport à une autre peut changer la vision globale qu’on a de ce problème, comme nous l’apprend la sociologie des sciences.12 Ce sont ainsi les sciences qui proposent leur propre critique. 

Et finalement, cela nous ramène à la sociologie, encore elle. Mais qu’est ce qu’elle a de si spécial, la sociologie? 

En fait, lorsque la sociologue est amené à mettre en doute la réalité de la réalité, elle peut faire le choix de s’éloigner des entités fixées par l’état de droit. Il est alors amené à forger des entités qu’il juge plus à même de capturer la réalité des rapports de pouvoir, pour ne citer qu’un exemple. La sociologue pourra ainsi identifier la classe, une entité non inscrite dans la loi comme le sont les syndicats patronaux, mais ayant pourtant une réalité du point de vue des rapports de pouvoir.13 Ces entités en passent ensuite par des méthodes de vérification, ce qui leur assurent une robustesse et ainsi une place dans ces systèmes cohérents d’hypothèses qu’on appelle théories scientifiques14. Ce supplément d’information que la sociologie apporte au savoir commun participe de sa valeur ajoutée, par rapport aux sciences juridiques et administratives qui s’en tiennent quant à elles à des entités juridiques. 

Une autre différence qui existe entre l’enquête sociologique et les autres types d’enquête et qui a son importance tient à la manière que la sociologie a de se mettre en récit. La grammaire qu’adopte la sociologue est très spécifique, et découle d’exigences scientifiques imposées par les pairs. Elles tiennent principalement à la précision du propos, et interdisent des procédés comme l’accumulation de noms propres, la mise en avant de secrets que l’auteur prétendrait révéler, ou encore l’accumulation de détails sans lien avec l’argumentation.

Enfin, une dernière différence plus fondamentale encore tient au refus du jugement. Le sociologue renonce radicalement à tout jugement porté sur les individus, pour se concentrer sur des entités collectives comme les systèmes, dispositifs et structures. Si cette caractéristique est souvent reprochée à la sociologie, qui se voit accuser de tout-se-vautisme ou de laxisme15, elle permet de tirer l’enquête jusque dans ses plus extrêmes limites. C’est ce que nous avons illustré dans notre vidéo consacrée à l’argent des pauvres16, et que Jérémy Royaux a rappelé au cours d’ une interview du sociologue Denis Colombi il y a quelques mois : la sociologie est le moyen par excellence de dépasser sa perspective, et de toucher la subjectivité de personnes dont le vécu est radicalement différent du nôtre.17

Un scepticisme qui ne prendrait pas appui sur les connaissances produites par la sociologie commet ainsi une grave erreur. Déjà parce qu’il se prive d’un domaine de connaissances qui produit des savoirs critiques à propos de la réalité sociale, et se condamne ainsi à devoir prendre pour réelles et définitives les entités les plus communes. Ensuite, il est bon de rappeler que les sciences appartiennent à la réalité sociale, et ainsi cette absence de recul critique force le sceptique à effectuer un saut de foi en faveur d’une « méthode scientifique » conçue de manière idéale, sur une base empirique limitée, voire erronée.18 Enfin, c’est une erreur car cela revient à rejeter une discipline qui porte en elle des qualités jugées essentielles au scepticisme : critique, rigueur et humilité.

Je ne pense pas que la communauté sceptique, ou les milieux sceptiques pour ceux qui préfèrent19, soient par essence anti-sociologie, ni même anti-sciences sociales. Il y a cependant un écart entre revendiquer la défense des sciences sociales et y prendre appui de manière informée et critique. Comme j’ai pu le relever au cours de cette vidéo, les gestes de conciliation ne manquent pas entre sciences sociales et scepticisme, et rien ne semble empêcher que le scepticisme prenne un véritable tournant en faveur des SHS.

Sauf… peut-être l’une des références majeures du scepticisme, Karl Popper. Mais ça, on le verra dans la prochaine vidéo. A plus.

Merci à tou.te.s les relecteurices crédité.e.s en fin de vidéo ainsi qu’à Arnauld et Aure pour leur assistance très précieuse.

  1. A ce propos, voir également la très bonne conférence donnée à Skeptics in the Pub Paris par Charlotte Barbier et Gabriel Pallarès concernant la place de l’esprit critique dans la communauté sceptique : https://www.youtube.com/watch?v=jfMCq8bkWgQ
  2. Je recommande pour celles et ceux qui souhaiteraient creuser le sujet l’écoute de l’interview donnée par Luc Boltanski à la Suite dans les Idées : https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/enigmes-et-complots-de-luc-boltanski-ed-gallimard
  3. Boltanski, Luc. De la critique: Précis de sociologie de l’émancipation. Editions Gallimard, 2009.
  4. Cette question est traitée dans la première vidéo de la série Inégalités, réalisée en collaboration avec Gaël Violet et John Elbakyan: https://www.youtube.com/watch?v=OW7pIOJjE9s&list=PL-RyoU-zHF7omvb5XgFzRHOGPEigFQDZB
  5. Le Horla de Maupassant et La Vénus d’Ille de Mérimée sont deux représentants connus de ce genre.
  6. Don Quichotte de Cervantès et Jacques le Fataliste de Diderot sont deux représentants connus de ce genre.
  7. Je ne cherche évidemment pas ici à établir une définition universelle et transhistorique de ce que serait Le ScepticismeTM mais plutôt à rappeler quelques principes qu’on retrouve à la base du « scepticisme scientifique » contemporain.
  8. Il s’agit davantage ici de caractériser que de définir, car toute position à la croisée de l’épistémologie et de l’éthique n’est pas pour autant sceptique.
  9. Voir par exemple la vidéo de la Tronche en Biais consacrée à la méthode hypercritique : https://www.youtube.com/watch?v=fCUIlQcZ8tU
  10. Concernant ce concept de « dépendance épistémique », je vous renvoie vers cette vidéo du Stagirite : https://www.youtube.com/watch?v=L7xKfMvw5fQ
  11. Si d’un côté il est admis que les scientifiques suivent des normes de partage, objectivité, désintérêt et rigueur, des intérêts liés à l’organisation sociale peuvent affecter l’orientation générale de la recherche. Voir : Bouchard, Frédéric. The Roles of Institutional Trust and Distrust in Grounding Rational Deference to Scientific Expertise. Perspectives on Science 24.5 (2016): 582-608.
  12. Pour creuser cette question précise, plusieurs références intéressantes : Motta, Renata. Social disputes over GMOs: An overview. Sociology Compass 8.12 (2014): 1360-1376. / Gascuel, Quentin, et al. Use of natural diversity and biotechnology to increase the quality and nutritional content of tomato and grape. Frontiers in plant science 8 (2017): 652. / Huneman, Philippe, and Marion Vorms. Is a unified account of conspiracy theories possible? (2018).
  13. Cette question est traitée dans la troisième vidéo de la série Inégalités, réalisée en collaboration avec Gaël Violet et John Elbakyan: https://www.youtube.com/watch?v=OW7pIOJjE9s&list=PL-RyoU-zHF7omvb5XgFzRHOGPEigFQDZB
  14. Pour un développement sur cette question, voir : Bourdieu, Pierre. Questions de sociologie. Minuit, 2016.
  15. Il existe de nombreuses ressources qui documentent cette accusation si répandue (sur laquelle je compte revenir), mais je vous recommande en particulier la vidéo d’Usul à propos de « La pensée 68 »: https://www.dailymotion.com/video/x3pku93 ainsi que la lecture de Pandov Strochnis consacrée à cette « science dangereuse » qu’est la sociologie: https://www.youtube.com/watch?v=GgAwrS6YTXw
  16. Le lien de ladite vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=KGa4-qTSp-Y
  17. Vous trouverez cette interview de Denis Colombi sur la chaîne Scepticisme Scientifique : https://www.youtube.com/watch?v=MYv1FGwMcrA
  18. Je suis désolé, mais il ne suffit pas d’un « It work bitches », fut-il crié par un illustre cuistre, pour qu’on se dispense de la moindre étude critique de la réalité sociale qui sous-tend les sciences.
  19. Omar, de la chaîne Youtube le Malin Génie, avait à ce propos réalisé un thread twitter très intéressant que je me permets de partager avec vous : https://twitter.com/Omar_MalinGenie/status/1298647533070307328