De la subtilité à la lourdeur : Nouvelle réponse à Thomas C. Durand

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Dimanche 1er mai, Thomas C. Durand, principal animateur de la chaîne Youtube la Tronche en biais, a écrit un long texte sur Twitter qui met en cause notre collectif, Zet-Ethique Métacritique (ZEM). Après une rapide réflexion, nous décidons de nous donner ce droit de réponse, vu les accusations graves qui sont portées contre nous. Celles-ci s’inscrivent dans une entreprise de décrédibilisation contre toute critique portée sur le travail de M. Durand, et plus généralement d’un certain nombre de sceptiques.

Comme son nom l’indique, notre collectif se positionne au sein des milieux rationalistes, auxquels il tente d’apporter une critique qui soit scientifique, politique, mais aussi éthique.

« Nous sommes un groupe de personnes passionnées par les sciences ou l’esprit critique et qui, après avoir fréquenté un certain temps les milieux rationalistes du net, se sont retrouvées fort déçues de la manière dont l’esprit critique était parfois défendu. Quelques un·es d’entre nous se sont croisé·es, ont créé un groupe de discussion, ont coopté d’autres déçu·es…. et le temps est venu de proposer nos propres contenus critiques. »

Extrait de la section « Qui sommes-nous?«  du site zet-ethique.fr

L’idée n’est pas de nuire au mouvement rationaliste, ni même au sous-ensemble de ce dernier que représente le scepticisme scientifique, mais de mettre en avant les éléments qui nous semblent problématiques ou discutables et d’apporter des analyses permettant une amélioration générale. Nous ne sommes pas « contre l’esprit critique » : nous cherchons à faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de nos propres pratiques, pour certain-es en tant que sceptiques, pour d’autres en tant que chercheur-euses, et plus largement en tant que passionné-es de sciences et d’esprit critique. Nos critiques portent sur certaines idées qui circulent au sein des sphères sceptiques, dont M. Durand est l’une des figures les plus visibles.  Dans nos contenus, nous nous appuyons à la fois sur des propos anonymisés issus de groupes sceptiques et sur des propos tenus par divers producteurs de contenus. Certains ont d’ailleurs choisi de ne pas répondre et de nous ignorer, ce qui ne pose pas problème et n’entraîne pas de « crises », puisqu’ils ne remplacent pas leur non-réponse à nos arguments par une entreprise de décrédibilisation de nos critiques.

A l’inverse, dans le texte que M. Durand nous consacre, il enchaîne les mensonges, salissures et accusations graves et, pour cette raison, nous nous voyons contraint-e-s d’y répondre par le biais du présent article, le sujet méritant qu’on le traite en détail et en profondeur. Quatre ressorts de son discours nous semblent fondamentaux à aborder :

  • Les doubles standards de M. Durand concernant ce qu’il considère comme du harcèlement ;
  • La décontextualisation constante au service de l’évitement des faits ;
  • La rhétorique complotiste à l’œuvre contre la critique ;
  • La relation compliquée entre la zététique et l’extrême-droite.

Ce plan, loin de couvrir l’entièreté du texte de M. Durand, nous permettra au moins de répondre aux principales accusations qui nous sont faites. D’autant que chaque jour apportant son lot de surprises, nous sommes bien en peine de tenir un inventaire exhaustif des sorties de pistes du milieu zététique. Parmi elles, une alliance (in)attendue entre l’ASTEC, l’association employant M. Durand, et un youtubeur d’extrême-droite harceleur notoire, sur laquelle nous reviendrons en fin de texte.

Les gentils et les méchants : les doubles standards de M. Durand concernant le harcèlement

Pour commencer, posons le cadre : M. Durand nous accuse nommément de le harceler. Il le dit et le répète à plusieurs reprises, et ce dès son premier message : selon lui, en ce qui nous concerne, « le harcèlement est la règle ».

On peut tout-à-fait reconnaître que la critique, lorsqu’elle est portée par une figure publique, peut être dense, lourde et pénible à encaisser. Cependant, il convient de départager d’une part les cas où la critique relève d’une dynamique habituelle, normale et même souhaitable de contre discours critique, même si elle est parfois couplée avec de la satire ou de la colère, comme pour toute figure publique, et d’autre part les cas de harcèlement caractérisé. Supposons que le scénario de vagues de critiques se répète encore et encore, et que les mêmes personnes reviennent régulièrement parmi les critiques. Cela pourrait ressembler à un acharnement, d’autant plus si ces personnes sont plusieurs à formuler ces critiques et que ces dernières côtoient parfois les insultes. Cela dit, nos critiques, contrairement à ce qui semble être dit par M. Durand, ne reviennent pas éternellement sur les mêmes faits. Nos critiques surgissent uniquement au fur et à mesure que de nouvelles occurrences qui sont soit semblables aux précédentes, soit nouvelles, se multiplient. Et encore, en ce qui nous concerne, nous choisissons de nous concentrer sur une partie seulement des faits, et de limiter nos interventions, quand bien même les éléments critiquables reviendraient en continu, pour ne pas trop « charger la mule » comme on dit. 

Nous nous efforçons également de tenir les responsabilités qui nous incombent à notre échelle de micro-influenceurs, nos comptes individuels allant de quelques centaines à environ 7000 abonné-e-s, en faisant des appels au calme lorsque nous considérons que les critiques s’emballent et que certaines dynamiques tournent, justement, au harcèlement. Ces dynamiques ne sont pas entièrement de notre ressort, puisque nous, ZEM, ne sommes pas les seul-e-s à formuler des critiques contre le travail de M. Durand ou d’autres sceptiques. 

A ce propos, nous voulons être clairs dans notre condamnation de toutes menaces physiques ou verbales qui pourraient être portées contre M. Durand, et nous condamnons en particulier les menaces morbides qui ont été faites suite à son post nous accusant de harcèlement. Nous avons exigé auprès de l’auteur de ces menaces, qui n’est pas membre de ZEM, leur suppression et un message public exprimant clairement être allé trop loin. De son côté, M. Durand s’est contenté de l’ajouter à son texte pour nous en accuser indirectement, comme si nous en étions responsables, et sans corriger malgré nos efforts de désescalade.

Capture d’écran où l’un des membres de ZEM réagit aux menaces faites à M. Durand.

Revenons au texte de M. Durand. Les « éléments de fond » qui viennent appuyer le propos de M. Durand sont une série de « captures » de tweets, provenant prétendument de notre collectif, et dans lesquels il est l’objet de critiques, moqueries et insultes. Notons déjà que parmi les 18 personnes qu’il affiche1 dans son texte, 5 seulement appartiennent ou ont appartenu par le passé à notre collectif. D’autre part, si le texte de M. Durand recense un certain nombre de messages insultants envers lui, on trouve également des messages qui émettent des simples critiques de ses compétences ou sa déontologie, voire qui critiquent la communauté zététique dans son ensemble, sans le cibler directement. Ce double amalgame entre membres de ZEM et extérieur-e-s, et entre critiques construites et messages insultants pris quasiment au hasard, est central dans le texte de M. Durand.

Une des captures d’écran partagée par M. Durand où l’on peut voir deux personnes (non membres de ZEM) se moquer de son rapport à la critique.

Outre le fait qu’une partie des tweets affichés ne le concernait pas, il est important de noter que parmi ceux qui le concernaient, aucun ne lui était directement adressé. Or, ce que M. Durand nous reproche, des critiques publiques et des injures, il nous l’inflige en pire et sans état d’âme particulier. En effet, que faisait exactement M. Durand quand il nous qualifiait de « nuisibles », « d’inutiles » et de « furoncles » dans un post publié le 7 avril sur sa page Facebook ? Que faisait-il en ajoutant en commentaire de ce post que nous serions « pathologiquement méchants, intensément malveillants et humainement en dessous du seuil de l’acceptable » ? Que faisait-il dans son texte, en nous qualifiant de « parasites », « paladins extrêmistes », ou « marginaux plein d’idéologie » sinon donner à ses fans le sentiment que venir nous chercher des noises ne serait que « monnaie rendue » ? 

M. Durand « rassure » en expliquant que son audience et lui « valent mieux que ça » et que personne n’ira nous « insulter ou chercher noise ». En réalité sous le post Facebook du 7 avril comme sous le texte nous accusant de harcèlement, les insultes, notamment psychophobes, abondent, et M. Durand ne semble pas s’en offusquer. Voici pour l’exemple un échantillon des attaques dont nous accablent les fans de la Tronche en Biais depuis maintenant plusieurs années :

« Mais je compte sur vous, comme toujours, pour ne pas les insulter ou leur chercher noise.
Nous valons mieux que ça. » — Thomas C. Durand

On peut donc se poser la question : y-aurait-il pour M. Durand un contexte qui justifie des insultes, portées qui plus est auprès d’une large audience propice à venir nous chercher des noises ? Si nous pouvons comprendre qu’il existe un contexte qui justifie parfois les insultes, ou certaines insultes2, alors il convient de se poser la question de ce contexte également pour les extraits dont il a garni son texte.

Par le passé, il lui est arrivé de présenter de façon très déformées certaines de nos critiques pour y répondre, représentant ainsi un lot conséquent d’arguments épouvantails. De plus, M. Durand ne ne nous avait pas mentionné, ni n’avait mis de lien direct, ce qui aurait pourtant permis aux lecteurs de remonter à la source et de constater les déformations. Nous avons déjà pris le temps de répondre à cette première attaque. Aujourd’hui, il continue de déformer nos critiques mais il a fait le choix d’afficher directement à sa très large audience des captures de propos hors-contexte, toujours sans lien direct, dans le seul but de nous discréditer en tant que personnes. C’est précisément ce qu’on appelle des arguments ad personam.

En effet, il convient de distinguer les insultes exutoires, qui répondent à une ou des agressions subies, de celles qui s’inscrivent dans une argumentation précise de décrédibilisation de la critique, et un aspect important qui permet de faire la différence est l’audience à laquelle sont fournies les insultes : trois utilisateur-ices de Twitter qui discutent entre elleux d’un passif connu, à comparer avec une fanbase de plusieurs milliers d’abonnés qui n’a rien suivi de l’historique de la controverse. Cela pose aussi la question de la capacité de M. Durand à simplement accepter que des critiques lui soient faites, puisque parmi les nombreuses personnes qu’il affiche, le principal voire le seul tort de certaines est simplement de l’avoir critiqué sur Twitter.

A ce propos, notons que M. Durand a fait le choix d’afficher dans son premier message un de nos membres dont le compte était en mode privé. Si la pratique d’afficher un compte privé est déjà très discutable, elle en devient éthiquement abjecte quand on sait que ce membre de ZEM subissait du harcèlement de la part de l’extrême-droite depuis une semaine, et qu’il avait précisément passé son compte en privé pour obtenir du répit. La seconde vague de harcèlement qui résulte de cet affichage a mis ce membre dans une situation de détresse extrême, grandement empirée par sa situation médicale. Qui, donc, harcèle qui, présentement, en réalité ?

Enfin, notons que l’ambivalence de M. Durand quant au harcèlement n’affecte pas que les membres de ZEM. A titre d’exemple, la polémique ayant fait suite aux REC, dont nous avons rapidement parlé dans un fil Twitter, a offert plusieurs exemples de méconduite de M. Durand en terme de harcèlement. En plus de relayer l’affichage de l’une de nos membres par le youtubeur Penseur Sauvage, ce qui a conduit à du doxxing3, il a affiché et calomnié une autre personne, parmi celles à l’origine des critiques portées contre les REC, en l’accablant au passage d’accusations mensongères très violentes. Cette personne, disposant d’une plateforme bien inférieure à la sienne, a évidemment grandement souffert de cette exposition. M. Durand ne s’est résolu à passer son post en privé qu’une petite semaine après l’avoir affichée, laissant le harcèlement se poursuivre pendant cette durée.

L’absence de contextualisation du conflit et l’évitement des faits

Évidemment, M. Durand pourra tenter de mobiliser son vlog nommé « le harceleur a toujours raison » qu’il re-partage à la fin de son fil, et dont on peut également retrouver le script sur son blog, pour se défausser. On pourra cependant lui répondre que sa définition du harcèlement est si vague qu’il est possible d’y identifier une sorte d’effet Barnum, dirigée contre celleux qu’on voudra bien identifier aux critères, au point qu’elle s’applique également à lui-même quand il sort de façon récurrente des vidéos dirigées contre les figures complotistes d’extrême-droite Jacques Grimault ou Idriss Aberkane. On notera qu’elle peut aussi caractériser son propre comportement à notre encontre; à l’avenir, nous ne manquerons d’ailleurs pas de pointer vers cette vidéo quand il violera par son comportement les standards qu’il a lui même définis. On remarquera également que les menaces de poursuites judiciaires sur des prétextes fallacieux sont un procédé utilisé par Didier Raoult et ses sbires pour esquiver les critiques de fond. Enfin, on pourra enfin lui rappeler que les différents points évoqués dans la vidéo pour montrer « l’irréfutabilité » de la position du harceleur sont une grossière tentative d’empoisonner le puits.

En effet, ces points relèvent de caricatures, et passent bien vite sur un élément essentiel : les faits. A se cantonner à la structure logique seule, quand elle n’est pas déformée au-delà du reconnaissable, on oublie trop facilement les éléments concrets, factuels, qui devraient pourtant être la base de la discussion critique. Citons seulement en exemple le point 3 : « Vous répondez au harceleur, mais sans être convaincu. C’est la preuve que vous êtes fermé à la critique. » Ce petit exposé oublie de préciser que la réponse n’a jamais consisté en une contre argumentation : pourquoi M. Durand n’est-il pas convaincu ? Quels sont ses arguments et contre-arguments ? Ceux-ci résistent-ils à une analyse critique ? Si M. Durand « n’est pas convaincu » alors que ses arguments ne tiennent pas la route ou qu’il n’en a pas donné, n’est-il pas effectivement fermé à la critique ? Pour l’instant, nous attendons encore les éléments de fond qui viendraient étayer la position de M. Durand, qui se contente d’effets de posture allant à rebours de toute méthode de discussion critique. Nous pourrions revenir sur chacun des « points » de sa vidéo mais cela alourdirait beaucoup le présent article.

A l’analyse, on se rend vite compte que la manière qu’a M. Durand de présenter les choses ne nous dit rien du contexte des critiques dont il a pu être l’objet. A le lire, notre collectif aurait décidé de le cibler, gratuitement, pour la seule raison que nous serions « pathologiquement méchants » (sic). Ce narratif bien commode oublie de signaler les raisons de nos critiques, notamment sur le plan scientifique, et présente M. Durand comme en seule réaction à des critiques infondées, alors que c’est notre collectif qui se voit contraint de réagir à ses productions fautives ou et à ses appels au harcèlement. Cette manière de faire s’accompagne d’un manque flagrant d’éléments factuels et de réponses adressées directement au fond soulevé par les critiques. Ce comportement est en décalage total avec la défense régulière d’une « méthode » qui privilégierait un traitement sérieux des controverses, en s’inspirant des pratiques scientifiques. Pire, ces pratiques de diversion apparaissent même typiques des adeptes des méconduites scientifiques et des polémistes médiatiques. Il est de fait bien dommage de voir que plusieurs comptes sceptiques importants relaient sans analyse critique le narratif forgé par M. Durand, en dépit des faits.

Ainsi, dans son texte, après avoir déformé le nom de notre collectif et affirmé faussement que personne parmi nous ne faisait de zététique, M. Durand enchaîne en expliquant que dans notre collectif « tout le monde est coopté d’abord sur son appartenance politique ». Sauf que ça n’est pas le propos de l’extrait qu’il cite. En effet, cet extrait vise à préciser notre positionnement à nos lecteur-ice-s, ce qui nous semble être une pratique de base en terme d’honnêteté intellectuelle. L’appartenance politique n’est pas notre premier critère de recrutement, et ce n’est pas ce que dit cet extrait. En d’autres termes, M. Durand se livre ici à une nouvelle déformation de nos propos.

Il enchaîne en nous accusant d’être des harceleurs et en exposant le tweet de l’un de nos membres, dans lequel ce dernier s’énerve à l’annonce d’un Live à venir organisé par M. Durand à propos du Trouble Dissociatif de l’Identité (TDI). Et il y a bien matière à s’énerver : M. Durand avait laissé en juillet 2021 l’accès à son blog à un coach en développement personnel, qui y avait écrit un billet dénoncé par de nombreux-ses psychiatres et militant-es antivalidistes, à la fois pour sa faible qualité scientifique et sa dimension stigmatisante. Pire, ce billet met directement en danger les personnes multiples ou atteintes d’un TDI car il encourage à « repérer les faux TDI » à partir d’indices fallacieux, et donc à faire du diagnostic à l’emporte pièce. M. Durand s’est contenté de supprimer une partie de l’article qui mettait directement en cause une influenceuse atteinte d’un TDI, mais continue toujours à nier, malgré les preuves, que l’article qu’il héberge toujours sur son blog puisse participer au harcèlement constant dirigé contre les TDI. Apparemment, les témoignages déjà fournis par les multiples concerné-e-s au sujet des harcèlements qu’ils subissent à cause de la « chasse aux faux TDI » ne semblent pas lui suffire pour envisager la dangerosité de cet article.

De gauche à droite, de haut en bas : l’influenceuse affichée dans l’article de M. Durand avait déjà été contrainte de publier son diagnostic médical de TDI face au harcèlement qu’elle subissait; une streameuse a vu son compte Twitter piraté suite au harcèlement contre les personnes TDI auquel a contribué l’article; un témoignage direct d’une personne ayant subi du harcèlement à cause de cet article.

Dès lors oui, il y a de quoi s’énerver. Pour des raisons de lisibilité de cet article, nous ne prendrons pas beaucoup plus d’exemples, mais on peut retrouver cette décontextualisation pour chaque message affiché. Pour revenir par exemple sur les accusations de plagiat qui ont été portées contre lui par l’une de nos membres, M. Durand prétend qu’elles se résumeraient à l’usage des termes « locuteur » et « assertion » dans une de ses vidéos, tout en partageant une capture d’écran qui indique précisément le contraire, montrant bien que l’accusation de plagiat est nettement plus solide que ce qu’il prétend. En effet, M. Durand mobilise le contenu de références dans une littérature délaissée et qui n’étaient jusque là jamais mobilisées dans le travail de la sphère sceptique avant que notre membre ne publie des extraits de sa thèse y faisant référence sur Twitter. Ces extraits sont de plus mal mobilisés et de façon incomplète, indiquant que M. Durand n’est même pas lui-même remonté à ces sources. La membre du collectif à l’origine de cette accusation a d’ailleurs pris le temps de lui répondre sur Facebook, mais M. Durand a choisi de l’ignorer et de bannir de sa page toutes les personnes qui approuvaient ses commentaires, la laissant seule face aux commentaires psycho-pathologisants de sa fanbase.

La rhétorique complotiste à l’œuvre contre la critique

Le troisième ressort rhétorique à l’œuvre dans le discours de M. Durand est typique de la rhétorique complotiste. Cela peut étonner, au sein d’une communauté qui s’est fait un devoir de lutter contre le complotisme, mais il ne s’agit pas d’une première ces derniers mois, comme nous l’avait déjà prouvé Mr. Sam avec le LaserGate. Il arrive régulièrement aux zététiciens d’avoir recours à une rhétorique complotiste pas tant car « les vrais complotistes sont les anti-complotistes », mais tout simplement car nous sommes toutes et tous plus sensibles à cette rhétorique qu’on ne se plaît à l’imaginer, et qu’elle permet d’éviter à peu de frais les remises en questions par des justifications ad hoc bien confortables 4.

En effet, nous avons pu observer plus tôt que parmi les 18 personnes qui sont affichées dans le texte, 5 seulement appartiennent ou ont appartenu à notre collectif. Mais il ne s’agit pas d’une erreur. Parmi les personnes affichées et présentéfes comme membres de ZEM, on peut notamment retrouver Jérémy Royaux, président du Comité Para, dont M. Durand ne peut pas ignorer qu’il n’appartient pas à notre collectif. Ce dernier, comme d’autres sceptiques, zététiciens et rationalistes, s’est distancé de M. Durand au fil des années, et il en est venu à adopter une position très critique vis-à-vis de ce dernier. Sa présence dans ce texte, ainsi que celle des 12 autres personnes affichées dont il n’a pas pris la peine de vérifier si elles appartenaient à notre collectif, vise à faire passer Jérémy Royaux pour un pion au service de ZEM, dans une rhétorique « eux contre nous » qui s’approche du complotisme, et que M. Durand cherche à vendre à ses abonné-es. On retrouve ainsi une volonté de constituer notre collectif comme l’entité malveillante ultime, c’est à dire ce que l’on pourrait appeler un « complot ZEM ». 

Pire, parmi les personnes affichées par M. Durand comme faisant partie de ZEM, on retrouve nul autre que ReOpen911. Il s’agit d’un militant complotiste du 11 septembre, collectivement bloqué par les membres de ZEM pour lui donner le moins de visibilité possible, et que nous dénonçons volontiers pour ce qu’il est, c’est-à-dire un stalker dont les idées sont une porte ouverte à l’antisémitisme. M. Durand est d’ailleurs parfaitement au courant que ReOpen911 ne fait pas partie de ZEM, mais assume explicitement de mentir pour salir notre image, au motif fallacieux que nous serions ses « alliés objectifs ». Étrange manière de justifier la présence d’une personne que nous dénonçons ouvertement dans un texte qui se présente comme la recension de nos méfaits, sans plus d’explications. Contrairement à M. Durand, qui partage et cite des contenus produits par des confusionnistes5, nous n’avons aucune collusion avec des complotistes et des réactionnaires, et nous tenons à distance le plus possible des profils comme celui de ReOpen911. On reconnaît dans la tentative de M. Durand de nous associer à ReOpen911 le réflexe complotiste classique d’amalgamer toutes les critiques, tous les éléments discordants, dans une nébuleuse néfaste et nuisible. A vrai dire ce procédé est tel qu’on n’en revient toujours pas.

De même, le lendemain seulement des accusations de M. Durand à notre encontre, une vidéo que le Youtubeur Penseur Sauvage consacrait aux Rencontres de l’Esprit Critique (REC) et que M. Durand avait mis comme supposée « pièce à conviction » au coeur de ses accusations, a subi une restriction d’âge imposée par Youtube. Nous avons alors pu voir M. Durand accuser « les harceleurs » d’être à l’origine de cette décision de Youtube. Au vu du contexte, on comprendra, comme toute personne de bonne foi ayant suivi l’affaire, que c’est nous qui sommes désigné-e-s comme responsables de la restriction de la vidéo. Mais sur quoi M. Durand se base-t-il pour nous accuser, si ce n’est le réflexe conspirationniste du « complot ZEM » ? Encore une fois, il est bien commode de nous accabler, alors que nous pouvons affirmer avec certitude que nous ne sommes pas intervenu-e-s pour que cette vidéo soit censurée.6

Dans la manière qu’il a de nous présenter comme un petit groupe dont l’objectif premier serait supposément de « l’abattre », selon ses mots 7, M. Durand occulte totalement le fait qu’une part de plus en plus grande de la communauté sceptique se trouve dans une position critique vis-à-vis notamment de son travail. Pour ne pas avoir à y faire face, il préfère laisser penser que « le complot ZEM » serait à l’œuvre pour lui nuire et que chaque manifestation de la critique serait de notre fait. Nous-mêmes nous avons longtemps laissé la porte ouverte à la discussion avec M. Durand et ses collègues, ils ne sont pas bloqués et peuvent venir poser des questions et comprendre à tout moment les critiques qui leur sont adressées. On note d’ailleurs que cela a même amené plusieurs de nos membres, dont une affichée par M. Durand, compétent-e-s sur l’épistémologie et/ou son enseignement, et reconnu-e-s dans le milieu académique, à offrir leur temps pour la relecture de la série « La méthode Z » du vidéaste sceptique Mr. Sam.

Cette rhétorique conspirationniste n’est pas nouvelle, et n’est pas mobilisée seulement par M. Durand, mais également par d’autres membres influent-e-s de la communauté sceptique qui se mettent en cohésion avec son discours. On peut ainsi mentionner l’article de Libération sur le milieu sceptique, qui avait déclenché sur Twitter une vague de réactions conspirationnistes imputant à l’article un agenda caché, ou encore l’article publié par Richard Monvoisin dans le magazine Manière de voir, qui avait amené certaines figures à supposer qu’il se serait fait hacker son compte, plutôt que de reconnaître qu’il pourrait avoir des critiques à porter contre le mouvement sceptique.

Plus récemment, citons par exemple le tweet de MizPoline, affirmant qu’elle aurait été harcelée en privé par 3 membres de ZEM8. Nous pouvons au moins affirmer que la personne mentionnée comme ayant fait suspendre le compte de MizPoline n’est pas de ZEM, et est même volontairement exclue de certains de nos espaces. Nous ignorons quelles sont les deux femmes qui l’auraient harcelée, en revanche nous savons seulement que au moins une femme de ZEM à eu un échange avec elle avant d’être bloquée. Cet échange s’est terminé par une réponse froide mais polie à une question de MizPoline elle-même sur un projet de vidéo qu’elle avait en rapport avec la violence militante. Rien qui puisse ressembler à du harcèlement, donc.

Citons également le billet récent de l’Économiste Sceptique, qui nous accuse d’être responsables d’un harcèlement qu’il a subi et qui l’a conduit à suspendre sa production de contenu dans les années 2019 ou 2020. Nous serions curieux-se-s de voir les preuves qui nous incriminent aussi directement, puisqu’à l’époque, nous ignorions même qui il était, et ces évènements sont donc le fait d’autres personnes que nous. Lorsqu’il a repris ses activités, et que nous avons découvert son existence, nos premières interactions avec lui ont été très courtes, puisqu’il nous a rapidement bloqué-e-s.

En résumé, l’amalgame constant de toute critique comme provenant d’une « nébuleuse ZEM », l’accusation explicite de collusion avec ReOpen911,  alors que nous l’avons tous bloqué, le réflexe à supposer un agenda caché et une volonté de nuire aux critiques qui sont formulées, le fait de nous imputer sans aucune preuve des évènements sans lien avec nous, tous ces éléments participent à une rhétorique complotiste au sein du milieu sceptique, qui nous ramène aux doubles standards de M. Durand et de certains sceptiques quand il s’agit de rigueur intellectuelle face aux discours conspirationnistes.

La relation compliquée entre la zététique et l’extrême-droite

Il nous reste à traiter une critique importante que nous formulons envers M. Durand depuis des années, non pas par acharnement, mais parce qu’il reproduit le même comportement et nous devons donc réitérer la même critique, que ce dernier fait mine de ne pas comprendre pour mieux l’esquiver. Nous parlons ici du boulevard que certaines figures de la zététique offrent à l’extrême-droite, du fait de la visibilité et la caution morale et épistémique qu’elles leur donnent en collaborant avec elles.

Contrairement à ce que laisse entendre M. Durand dans son texte, nous ne considérons pas toute personne en désaccord avec nous comme d’extrême-droite. Nous l’avons déjà dit très explicitement dans notre précédente réponse à ses accusations : nous ne considérons pas que M. Durand soit d’extrême droite9. Il y a une nuance forte entre « être d’extrême droite » et « générer une porosité à l’extrême droite ». C’est cette inconséquence et cette désinvolture que nous lui reprochons.

Cela nous ramène, à nouveau, aux doubles standards dont M. Durand peut faire preuve : nous avons toujours pris soin d’être clairs dans les liens que nous lui trouvons avec l’extrême-droite. Inversement, lui nous associe explicitement dans son fil à un groupe zététicien qui promeut des idées racialistes dans le seul but de nous excommunier de la communauté sceptique, et nous qualifie « d’alliés objectifs » de ReOpen911. Nous avons toujours respecté la ligne du mouvement zététique d’exclure ce groupe en n’en parlant jamais et en les bloquant. Un cordon sanitaire appliqué à notre petit milieu, en quelque sorte. Il est ironique et bien malheureux que ces derniers jours, des sceptiques plus ou moins connus comme M. Durand, Samuel Vimaire ou encore M. Buisseret (Mr Sam) aient cité leur nom, discuté avec eux publiquement, voire en aient vanté les qualités. Nous expliquions il y a un an que M. Durand, comme d’autres sceptiques, « donnait une tribune à des discours foireux servant en partie ses argumentaires », et nous sommes au regret de constater qu’ils nous donne une nouvelle fois raison.

Entre l’extrême-droite et nous, Samuel Vimaire a choisi.

Dernièrement encore, on a pu voir M. Durand déclarer, au sujet de « l’islamogauchisme », qu’il « n’avait pas d’avis sur le sujet » mais « comprenait que ça inquiète ». Ce propos, qui valide implicitement une théorie conspirationniste réactionnaire, est particulièrement irresponsable au vu du climat délétère pour les libertés académiques, et la manière dont l’islamophobie a hautement participé à la progression des candidats d’extrême-droite dans les élections françaises. Nous l’avons aussi récemment vu se rendre à l’émission du streameur ZioClo, qui tend régulièrement le micro aux suprémacistes blancs et aux harceleurs d’extrême-droite. Ce type de « visite » attire sa propre audience vers ces figures hautement dangereuses et leur donne de la légitimité. Ce n’est pas sans rappeler la visite qu’il avait rendue au streameur d’extrême-droite TeddyBoy RSA en octobre 2018, une émission au cours de laquelle il avait qualifié le zététicien d’extrême-droite Paul-Éric Blanrue de « détail de l’histoire de la zététique », clin d’oeil explicite à une déclaration négationniste de Jean-Marie Le Pen. Là encore, il ne s’agit pas seulement de M. Durand, puisque son ami M. Buisseret s’est également rendu chez ZioClo récemment et y a affirmé, entre autres, qu’il comprenait ses amis qui sont « fascinés par Zemmour », et a même jugé exagérée l’accusation de fascisme portée contre ce dernier.

De plus, suite à la polémique des REC, on a pu voir M. Durand et M. Buisseret défendre coûte que coûte leur ami le vidéaste d’extrême-droite Astronogeek, qui met en scène le meurtre d’un « hater gauchiste » sur sa chaîne youtube et collabore avec le youtubeur explicitement fasciste Code Rno. Nous avons également pu voir M. Durand, M. Morel (Primum Non Nocere) et M. Buisseret échanger des marques de sympathie avec le harceleur d’extrême-droite Psyhodelik, M. Buisseret allant jusqu’à le défendre publiquement dans un post Facebook avant de se rétracter précipitamment. En bref, certaines figures de la zététique, par un mélange d’inconséquence et de complaisance, donnent de la visibilité à l’extrême-droite.

On est bien, bien, bien, bien, bien. Avec l’extrême-droite.

En réaction à cette critique, M. Durand nous a reproché dans son texte de « préférer nous en prendre à des zététiciens plutôt qu’à des fascistes ». Mais pourquoi ne pourrait on pas faire les deux? Les militants d’extrême-droite sont très actifs en ligne, et lutter contre eux implique aussi de lutter contre les zététiciens qui du haut de leur légitimité de « passeurs de science » leur donnent de la visibilité et en font des interlocteurs légitimes. En fait, bien souvent, lutter contre la fachosphère, c’est aussi et surtout ne pas en parler lorsqu’elle dispose d’une tribune qui est encore faible et éviter de la confronter en des termes qui valident son cadre. Précisément l’inverse de ce que fait M. Durand lorsqu’il manifeste son intention de faire appel à un démographe pour débunker la théorie du complot d’extrême-droite du « Grand Remplacement », alors qu’il lui a été abondamment expliqué que poser la question d’un point de vue démographique était concéder une énormité à cette théorie complotiste: ses prémisses. Quand on n’est pas capable d’intégrer certains principes de base en matière de lutte contre les idées d’extrême-droite, on a beau jeu d’accuser les autres de ne pas s’en prendre suffisamment aux fascistes.

De notre côté, certains de nos membres animent des collectifs antifascistes, produisent des contenus critiques de l’extrême-droite ou bien participent à des initiatives d’analyse du fascisme. Il y en a même parmi nous qui font régulièrement du service d’ordre pour des organisations antiracistes et antifascistes et à qui il arrive d’être physiquement confrontés à des militants fascistes armés désireux d’en découdre. A quel moment M. Durand jugera-t-il qu’on en a fait assez du côté de la lutte contre l’extrême-droite pour pouvoir le critiquer?

En fait, nous ne devrions même pas avoir à nous justifier de cette manière, et cela fait écho à quelque chose de très révélateur dans le discours de M. Durand. Il déplore dans son texte qu’on lui « trouve des accointances avec le nazisme » pour l’usage du seul terme « inutile », mais en fait, ce n’est pas exactement ça. S’il lui venait à dire que « les cuillères sont inutiles quand il s’agit de creuser un fossé », nous ne lui en tiendrions pas rigueur. Mais quelque chose qui ressort régulièrement chez lui, c’est la manière qu’il a de ramener les personnes critiques vis-à-vis de son travail à des « inutiles » : selon M. Durand, il y a des personnes « inutiles ». Cette idée est une prémisse centrale des raisonnements fascistes. Vous trouverez dans son texte un très bon échantillon : il nous qualifie de « parasites », « encombrants », « marginaux ».  Et c’est quelque chose de récurrent chez lui. M. Durand, donc, nous reproche de lui avoir « trouvé des accointances avec le nazisme » pour avoir relevé cela, mais il se trouve que qualifier des êtres humains de la sorte a été le motif central invoqué par de nombreux régimes sanguinaires pour liquider une partie de leur population, parmi lesquels le régime nazi.10 A choisir entre M. Durand et les « parasites », nous choisissons ces derniers sans hésiter.

Est-ce que cela veut dire que M. Durand serait nazi ? Évidemment que non. En revanche, c’est une autre occasion pour lui de légitimer une rhétorique qui pourra être utilisée telle quelle par l’extrême-droite.11

Conclusion

Nous ne reprendrons pas plus en détail les procédés rhétoriques déployés par M. Durand dans son texte. Il nous serait en effet beaucoup trop long de disséquer en détail tous les ressorts masculinistes, conspirationnistes, ou tout simplement malhonnêtes derrière ses propos et pratiques d’affichage. Contrairement à lui, qui est salarié pour ses activités, les membres de notre collectif ont d’autres occupations quotidiennes que de générer des dramas pour éviter les remises en questions face à une audience.

Il y a plus d’un an, nous étions déjà contraint-e-s de répondre à une attaque calomnieuse de M. Durand. Manifestement, en un an, ses méthodes ont bien changé : nous soulignions déjà des procédés rhétoriques pernicieux, mais aujourd’hui nous ne pouvons que déplorer la balourdise dans les attaques que M. Durand produit. Nous discutons depuis longtemps le risque de dérive complotiste ou pseudo-scientifique d’une certaine frange du scepticisme, dont M. Durand est une tête d’affiche. Nous sommes au regret de constater que les attaques grossières de M. Durand nous donnent raison. En évitant les faits, en décontextualisant les critiques pourtant étayées, en mobilisant des ressorts complotistes dans son discours, M. Durand semble bien engagé dans un processus de radicalisation.

Notons d’ailleurs que les calomnies nous accusant d’être les allié-e-s objectifs de l’extrême-droite, nous imputant le précepte que « les ennemis de nos ennemis seraient nos amis », sont bien ironiques, quand on a pu lire M. Durand apostropher amicalement le harceleur d’extrême-droite Psyhodelik sur le Twitter de la Tronche en Biais à propos des attaques menées par Idriss Aberkane à leur encontre. Ces calomnies sont d’autant plus ironiques quand on connait les accointances qui existent entre l’une des membres de l’ASTEC, association qui emploie M. Durand, et ce même Psyhodelik. Il semble en effet que la graphiste attitrée de l’ASTEC soit une grande fan de ce youtubeur spécialisé dans le harcèlement des personnes LGBT et des militant-e-s féministes et antiracistes. Elle lui a ainsi consacré un fanart que l’on peut retrouver sur sa page Deviantart, et on a pu la voir expliquer sur le serveur discord de Psyhodelik qu’elle rêvait d’organiser une rencontre entre l’ASTEC et lui. Parmi les messages qu’elle y a postés, on peut également la voir dénoncer les « dégénérées wokes SJW », termes caractéristiques de l’extrême-droite. Plus grave encore, suite à la polémique qui a éclaté au cours des REC, elle est directement allée trouver Psyhodelik pour lui demander de réaliser une vidéo couvrant la polémique en se basant sur le texte de la youtubeuse sceptique Fantine, ce qu’il a fait le lendemain.

Captures d’écran du serveur discord de Psyhodélik. En vert, la graphiste de l’ASTEC.

Au vu de ces éléments, on pourra donc s’étonner de l’unes des dernières phrases du texte de M. Durand, qui semble mentionner Psyhodelik : « Ce nouveau drama va évidemment être repris et lu sur YT par un vidéaste spécialisé dans l’art obscène de commenter des conflits qu’il ne comprend pas et habitué à taper sur les « wokes » parce qu’il n’en voit que des caricatures et ne cherche pas à apprendre… » Il serait amusant si cela n’était pas si grave de voir que M. Durand cherche à se créer une façade de personne respectable, qui déplore les « dramas », pendant qu’en coulisse l’une des membres de l’ASTEC sollicite le soutien du vidéaste auquel M. Durand fait référence et cherche à rapprocher l’association de ce dernier. Si M. Durand est sincère, et considère réellement Psyhodelik comme étant peu fréquentable, il serait de bon aloi de se pencher sur les réseaux de ses fréquentations.

Notes

  1. Nous définissons par « affichage » le fait de prendre une capture d’un bout d’une conversation tenue dans des sous fils noyés et donc ayant une très faible audience, et de l’afficher publiquement à une beaucoup plus grande audience, sans anonymiser, par un compte dont le nombre d’abonnés est très supérieur à celui de la personne « affichée ». C’est une manière pour l’afficheur de mettre en place un rapport de force en sa faveur en utilisant ce déséquilibre dans le nombre d’abonnés. Les propos de la personne affichés pourront être déformés par la décontextualisation ce qui permet de mettre en place une calomnie à laquelle la personne affichée n’est plus en mesure de répondre.
  2. Pour notre part nous considérons qu’aucun contexte ne justifie les insultes oppressives, c’est à dire celles dont le caractère insultant repose sur la marginalisation injuste de catégories de personnes dans la société.
  3. Deux abonnés de M. Durand, membres bien connus du groupe « Waterclozet », ont dévoilé les informations personnelles de cette membre de ZEM sous le message de Penseur Sauvage. L’honnêteté nous oblige à signaler que M. Durand est intervenu une fois ce seuil franchi. C’est cependant la seule fois de toutes nos interactions où nous l’aurons jamais vu poser des limites à un comportement observé chez ses followers et directement provoqué par ses actes.
  4. Voir par exemple les définitions données au paragraphe 1.4 du rapport du COMPACT téléchargeable ici.
  5. En février 2021, dans sa réponse au Bouseux Magazine, M. Durand avait cité le youtubeur d’extrême droite Sanglier Sympa
  6. La vidéo a plus probablement été restreinte aux plus de 18 ans en raison de certains éléments contenus dans la vidéo, comme les mentions répétées de termes comme « viol », « sexe », etc… Cela paraît être une explication plus fidèle au rasoir d’Ockham, cher aux sceptiques, qu’une action concertée de notre part pour faire restreindre la vidéo… C’est par exemple ce qui était arrivé au Joueur du Grenier pour sa vidéo Duke Nukem, restreinte aux plus de 18 ans un jour après sa publication.
  7. A nouveau, notre objectif est de fournir un contre discours critique, car nous identifions dans une partie importante des contenus de M. Durand des travers qui véhiculent des idées fausses qui sont très lourdes de conséquences.
  8. Notons d’ailleurs l’emploi du terme « groupuscule » dans son tweet, terme chargé relevant du champ de la « radicalisation » et s’insérant totalement dans la rhétorique conspirationniste du « complot ZEM »
  9. Nous disions précisément que : car même s’il ne se qualifie pas lui-même d’apolitique, et se positionne même plutôt à gauche, ce que nous reconnaissons de longue date, il échoue à comprendre les enjeux de la non-neutralité et de la négligence des dimensions politiques d’une manière très similaire à ceux qui se revendiquent apolitiques
  10. et à l’inverse: il n’existe pas d’autre usage de cette rhétorique que pour se débarrasser de ces « encombrants », « inutiles » et « parasites »
  11. Pour bien comprendre cette question de « valider des prémisses et une rhétorique », il faut voir l’argumentation comme un château. Les argumentaires fascistes sont le château, mais certaines prémisses qui en sont les fondements sont largement acceptées par la plupart des gens et circulent dans la société. Un engagement antifasciste dépassant l’effet de posture se doit de questionner ces prémisses et les délégitimer.

61 Comments

  1. JCV Reply

    Cet article est important et très pertinent, et je suis content de voir un tel travail pour détailler ce que je pressentais depuis des années concernant certaines figures de la zététique (Mendax n’est hélas pas le seul à suivre ce chemin de radicalisation). Je n’ai plus aucun espoir de voir en ces figures du « scepticisme rationaliste » une once de remise en question désormais, et les réponses à cet article ne font que confirmer que toute critique est vue comme une attaque personnelle pour eux désormais.
    J’espère que vous saurez avec cet article toucher une partie du public de Mendax (ça me semble être la moindre des choses quand on se veut critique), et qu’il finira par comprendre que la pertinence de son travail ne serait que plus grande s’il prenait de la hauteur. Même si bon, la question de ses revenus rentre forcément en jeu dans ses choix éditoriaux, et que comme je l’ai dit, je le vois mal commencer la moindre remise en question aujourd’hui.

  2. Ely Reply

    Si vous ne tolerez pas les menaces envers TD une partie de vos membres sont en revanche tolérants et adeptes de l’insulte.
    « Sac a merde »/ »tas de fumier » tant de jolis mots trouvable a propos de lui sur certaines de vos pages twitter.
    J’ose croire que vous avez un minimum honte d’écrire tout ceci, vous mettant en défenseur de l’esprit critique, alors que vous insultez les gens qui ne sont pas en accord avec votre vision des choses sur X point.

    1. Gaël Violet Reply

      Bonjour.
      Très facilement, effectivement, et notamment sur mon profil twitter. C’est-à-dire: sur le même profil twitter qui est screené dans l’article pour recadrer une menace physique. Parce que oui, figurez-vous qu’il existe bien une différence entre insulte et menace, et que cautionner les premières, au moins dans certaines circonstances, n’est pas être patient avec les secondes.
      En outre, je vous suggère, puisque ça vous défrise tellement, les insultes, d’aller laisser un message similaire sous les tweets du mec que vous êtes venu défendre, et de sa horde de fans.
      Par ailleurs, comme l’explique l’article, parler de « pas d’accord avec nous sur X point » est surtout un moyen commode de ne pas avoir à répondre sur la nature du désaccord. On parle pas de désaccords théoriques quand on parle de Thomas C Durand évoquant le négationniste Blanrue et son passage dans la zététique (pendant une décennie, il en a été la figure la plus médiatique) comme d’un « détail de l’histoire de la zététique ». A l’inverse, Thomas C Durand n’est « pas d’accord » avec nous en ce qu’il n’est pas d’accord qu’on critique Son Auguste Suffisance.
      Ne nous parlez pas de honte.
      Bonne continuation.

  3. Samuel Vimaire Reply

    Coucou ZEM (ça commence comme Zemmour, c’est normal, c’est du même niveau), le groupuscule d’extrémistes dont l’éthique est plus intermittente qu’un parc éolien, la pensée moins profonde qu’un pédiluve par temps de sécheresse et la critique aussi constructive qu’un black-bloc dans une manif du 1er mai.

    On a attiré mon attention sur le grossier sophisme du faux dilemme que vous commettez afin de me coller un procès d’intention ridicule sur le dos (et ceci après m’avoir bloqué sur Twitter, quel courage).

    « Entre l’extrême-droite et nous, Samuel Vimaire semble avoir choisi »
    Bah oui, j’ai choisi ni-l’un-ni-l’autre. Les extrémistes, j’aime pas ça, c’est des gens ultra-biaisés et toxiques qui croient détenir la Vérité (avec un V majuscule) et qui sont persuadés non pas d’être dans le camp du bien mais d’être le camp du bien. Des gens incapables de la moindre remise en question, de la moindre réflexion profonde ou du moindre propos constructif. Bref, des gens pas intéressants que je m’efforce d’éviter (s’il vous plaît, après ça, faites pareil, ça sera gagnant-gagnant) mais là je me vois contraint de répondre à votre diffamation de cour de récréation.

    Perso, ce que je souhaiterais, c’est une gauche universaliste, laïque et qui baserait son programme écologique sur les sciences. Ça n’existe malheureusement pas en France, la gauche y étant de plus en plus noyautée par des antisciences new-age (c’est les conspis) et par des extrémistes communautaristes anti-laïcs (c’est vous). J’estime que ces groupes sont responsables du naufrage de la gauche qui est en train de s’achever (les législatives qui arrivent seront le dernier clou du cercueil). La mouvance politique d’indignés compulsifs et de communautaristes parentés dont vous faites partie est responsable du désintérêt réciproque entre la gauche politique et la classe ouvrière qui s’est retournée vers l’extrême-droite (qui à défaut de les respecter et de leur dire la vérité, leur parle).

    Bref, de mon point de vue de militant de gauche et de syndicaliste, vous faites autant partie du problème que les conspis antiscience et que l’extrême-droite, je ne vous vomis pas plus qu’eux, je ne vous apprécie pas plus qu’eux non plus, vous êtes au même niveau dans mon estime : tout en bas, en-dessous du moustique.

    Il y a cependant une différence notable entre le groupe de pseudo-zets d’extrême-droite que vous refusez de citer et votre groupe de pseudo-zet : le groupe d’extrême-droite ne m’a jamais diffamé, insulté ou harcelé.

    Donc, un conseil sincère de ma part : si vous ne voulez pas passer pour encore plus toxiques que l’extrême-droite (à qui vous foutez une paix royale, soit dit en passant), arrêtez de diffamer, d’insulter et de harceler les gens et foutez la paix à la communauté zet. On ne vous a rien demandé, on ne veut pas de votre extrémisme politique, de vos injonctions au politiquement correct et de votre allergie à la moindre forme d’humour dans la communauté. Avant que vous ne veniez foutre la merde, on s’amusait bien sans emmerder qui que ce soit et on perdait nettement moins de temps en dramas inutiles et en shitstorms lancées par des indignés ultra-sélectifs.

    Lâchez-nous la grappe, faites votre popote d’extrémistes dans votre coin et tout le monde sera content.

    J’espère que mon positionnement est éclairci et qu’à partir de maintenant, vous cesserez de vous en prendre à moi. J’ai autre chose à faire qu’à venir rétablir les faits parce qu’une bande de pseudo-zet pseudo-gauchistes se prennent pour le nombril du monde.

    (le mail utilisé pour poster ce commentaire est un mail poubelle sous un ancien pseudo que je n’utilise plus depuis des années, pas la peine d’essayer de me harceler par ce moyen, je ne le lis plus)

    1. Gaël Violet Reply

      Gardez vos conseils, crapule.
      Quant à votre petite suggestion finale, ce n’est pas quelque chose qu’on fait. Mais calomniez, il en restera toujours quelque chose.

    2. Enthalpiste Reply

      « J’ai autre chose à faire qu’à venir rétablir les faits parce qu’une bande de pseudo-zet pseudo-gauchistes se prennent pour le nombril du monde. »

      Dit-il après être venu pondre un pavé parce qu’on affiche qu’il trouve sale de nous comparer à l’extrême-droite (pour l’extrême-droite).

      Faut dire ça avant le pavé et pas faire ledit pavé pour être un minimum crédible.

        1. Enthalpiste Reply

          Oh vous savez, moi si je prends du temps c’est pour essayer de réfléchir à ce que j’écris.

          Je passe mes journées à taper sur un clavier dont j’ai choisi le format et les touches pour aller le plus vite possible, j’ai un peu l’habitude, c’est pas la vitesse de frappe qui me dérange.

          Du coup si vous tapez très vite plein de trucs idiots, grand bien vous fasse.

          1. Le Veilleur

            Mec quand on a la tête de con que tu as, on ne parle pas, tu as le physique de tes idées, comme tous les débil-e-s de Twitter en fait. Faudrait arrêter les projections, en psycho, comme en peinture, ça laisse des traces, et ça fait des tâches..

    3. JCV Reply

      « Avant que vous ne veniez foutre la merde, on s’amusait bien  »
      Je suis sûr qu’Idris Aberkane et consorts s’amusaient bien aussi avant que les zets ne viennent mettre en lumière leurs grosses failles intellectuelles.

      T’as vu, ça marche aussi dans ce sens. La rhétorique claquée c’est aussi un truc de zets.

      1. Samuel Vimaire Reply

        Idriss Aberkane ne répond pas au critère « sans emmerder personne » puisqu’il diffuse des fakenews.
        C’est sûr que quand on est incapable de prendre un propos dans son ensemble, tout peut paraître « claqué ».

        1. Gaël Violet Reply

          Vous ne répondez pas plus au critère « sans déranger personne ». Que ça ne vous ait pas dérangé, «  » »l’humour » » » sur les minorités qui était la règle par exemple dans le Café Zet, ça ne signifie pas que ça ne dérangeait pas – et pour cause: comme la mémoire n’est pas ce qui vous caractérise, en particulier quand elle ne vous arrangerait pas, je vais y palier. Dans l’exemple susnommé du Café Zet, ça n’a tellement « dérangé personne » que tous ces gens « pas dérangés » qui se plaignaient avaient conduit les modérateurs du groupe à faire un statut pour instituer comme règle de ne plus critiquer «  » »l’humour » » » qui ne dérangeait personne pour ne pas casser l’ambiance.

        2. JCV Reply

          Je rajouterais en plus que le « Idris Aberkane diffuse des fake news, pas nous » est fortement mensonger, pour ne citer que l’article sur les TDI sur la menace théoriste ou le simple fait que cet article est une réponse aux fake news de Mendax dans son ensemble. Je maintiens donc que ta rhétorique est « claquée » en plus de confirmer que vous êtes incapables de prendre de la hauteur sur vos propres biais, ce qui est sensé être la base de votre méthode de penser les choses, je rappelle.

    1. Gaël Violet Reply

      Ah? Ben ça serait intéressant de dire lesquelles.
      Et à vous aussi, je ne peux que vous inviter à aller en dire autant sous les mensonges de Thomas C Durand. Dernièrement il reprend son fameux discours à propos de notre groupe comme je cite, « se revendiquant de la VRAIE science » – ce qui, contrairement aux accusations du présent article, n’est pas sourcé, et pour cause: il eût été compliqué de sourcer son affirmation pour parler de gens qui s’époumonent depuis des années pour faire entendre que parler de « la » méthode scientifique au singulier n’a strictement aucun sens.

  4. Namidaka Reply

    Je suis bloqué par Mendax , et par le compte tronche en biais sur le compte avec lesquels je leur réponds, malgré le fait que je n’ai jamais insulté ou manqué de respect. Donc votre exhortation a aller leur dire tombe à plat.
    Les erreurs factuelles sont ici :
    « M. Buisseret défendre coûte que coûte leur ami le vidéaste d’extrême-droite Astronogeek, qui met en scène le meurtre d’un « hater gauchiste » sur sa chaîne youtube et collabore avec le youtubeur explicitement fasciste Code Rno. Nous avons également pu voir M. Durand, M. Morel (Primum Non Nocere) et M. Buisseret échanger des marques de sympathie avec le harceleur d’extrême-droite Psyhodelik, M. Buisseret allant jusqu’à le défendre publiquement dans un post Facebook avant de se rétracter précipitamment. En bref, certaines figures de la zététique, par un mélange d’inconséquence et de complaisance, donnent de la visibilité à l’extrême-droite. »
    La mise en scène du meurtre d’un militant d’extrème Gauche, c’est Code Reinho et Papacito. Si Astronogeek a fait quelque chose de similaire il faut au moins mettre un lien vers la vidéo en question sinon c’est une accusation non sourcée.
    Quant à la sympathie de Mendax envers Psyhodelik, une recherche google « Acermendax Psyhodelik » fait tomber sur une vidéo de Psyhodelik qui titre : « ACERMENDAX S’EN PREND AUX ZET-ÉTHETIQUE ET ME LANCE UNE CROTTE DE NEZ » .
    Quant a Primum, il a fait savoir a de nombreuse reprise son dégout des thèses d’extrême droite.
    Il est cependant vrai que Primum et Astronogeek considèrent qu’on peut discuter avec les gens d’extrême droite sans en partager leur valeurs. Cette position qui peut-être critiquable ne fait pas d’eux des youtubeurs complaisant avec l’extrême droite selon moi.
    Tout le paragraphe cité a une odeur de déshonneur par association qui dessert selon moi le propos.
    Votre travail comme le travail de la Tronche en Biais est utile. Mais cette guerre intestine que les deux parties se livrent est à mon sens une erreur stratégique, qui réduit la portée de vos propos comme de ceux de Mendax.
    Les deux parties semblent dans l’incapacité de se mettre dans la peau de l’autre. Mendax est déjà victime d’un tombereau d’insultes , de menaces de la part des followers des différents gourous qu’il critique (Aberkane, Raoult etc…) , vos critiques comme les miennes viennent s’ajouter à tout cela. Sans compter le fait qu’une partie vos followers comme une partie des siens n’hésite pas a dépasser le cadre de la légalité pour mener cette « guerre » (insultes, menace de mort…).
    De l’autre côté, ces attaques violentes que subit Mendax , l’empêche de voir que lui même tient parfois des propos méprisants ou violents vis a vis de certains groupes , et le rends incapable de voir les propres biais qui l’habite.

    Cependant, le format même de twitter et son algorithme qui fait tout pour maintenir les usagers le plus longtemps sur le réseau , indépendamment des conséquences, semble rendre ce genre de situation inévitable.
    Chaque personne se renferme dans sa propre chambre d’écho, adhère a un camp qu’il considère comme le bon camp, et voit le camp d’en face comme étant celui de l’ennemi. C’est exactement la même mécanique qui regroupe et crée les groupes complotistes pro Chloroquine , Pro Fake Science.
    Et évidemment quand on refuse d’adhérer a un camp ou à un autre on devient l’ennemi de tous.
    Il est urgent que l’on se rende compte tous que notre ennemi commun sont les réseaux sociaux et leurs algorithmes , dont le potentiel a exacerber les conflits finira par être suffisant pour déclencher de vraies guerres. Facebook supprime plus de 6 milliards de compte de bot chaque année. La majorité déjà des messages de propagande sur twitter ne viennent même pas d’humains…
    C’est fatiguant…

    1. Gaël Violet Reply

      Alors:
      – La mise en scène du meurtre de caricature d’extrême-gauchiste est bel et bien d’Astronogeek (vous faites allusion à une autre mise en scène de meurtre de caricature de gauchiste, au passage par un mec avec lequel Astronogeek ne répugne pas à collaborer publiquement). Le passage contient un hyperlien qui mène à ladite vidéo, que je vous remets ici.
      – Pour ce qui est de la sympathie que Thomas C Durand a pu exprimer pour Psyhodélic, d’une part vous avez mal lu (on relève la « crotte de nez » de TCD nous-mêmes dans l’article), d’autre part il y a, à nouveau, un hyperlien vers l’apostrophe sympatoche de TCD à Psyhodélic au nom d’un ennemi commun (Aberkane).
      – La mise dos à dos des deux parties était plus que dispensable: elle crée une symétrie qui n’existe pas. Et au passage et à nouveau, c’est systématiquement chez nous que cette prétendue symétrie est invoquée. Et entre autres asymétries: il nous est arrivé, à plusieurs occasions, de tenir compte de l’état mental des personnes qu’on critique (et notamment de TCD et sa clique, mais pas seulement: dernière occurrence en date: on a totalement arrêté de parler de Clément Freze suite aux spectacles de fin de soirée du REC parce qu’il nous est parvenu qu’il était au plus mal). Vous savez qui ne peut pas en dire autant? Je vous laisse deviner.
      – Doc Primum est tant « dégoûté de l’extrême droite » qu’il est allé nous diffamer chez ZioClo… qui est un confusionniste d’extrême-droite. Mais je vous en prie, fiez-vous au déclaratif. Le Printemps Républicain, Charlie Hebdo ou Marianne clament aussi leur « dégoût de l’extrême-droite », ce qui ne les a jamais empêché de reprendre allégrement leur discours.

      C’est, comme vous le dites, fatiguant.

      1. Gaël Violet Reply

        Ah oui, et petit rappel: un déshonneur par association, c’est par exemple quand Thomas C Durand nous accuse d’être des « alliés objectifs » et « de circonstance » de Reopen911 – parce que c’est lui qui fait cette association, qui n’a aucune réalité.
        Un déshonneur par association ne consiste en revanche pas à reprocher à quelqu’un ses associations publiques. Si vous trouvez que « tout le passage a une odeur de déshonneur par association », révisez ce que vous croyez savoir de ce que ce paralogisme désigne.

      2. Ninto Reply

        Je vois qu’il se moque plutôt du wokisme, pas de l’EG…
        Encore une fois confusion. On peut être en désaccord d’une valeur, d’un concept, d’une idéologie au sein d’un groupe, sans tout remettre en question. C’est ce qu’on appelle les courants de pensées.
        La vidéo ne prouve en rien les positions d’AstronoGeek sur échiquier politique. Nous savons vous et moi que pour le positionner, il nous faudrait bien plus d’éléments.
        Et même s’il était raciste, ça ne ferait pas de lui un ED… oui car les racistes à gauche, ça existe ! De même que les progressiste de droite existent, les minorités, les pro-avortements… ca existe aussi à droite et à l’ED.
        A trop simplifier, on perd la richesse !

        1. Gaël Violet Reply

          Là moi ce que je vois surtout c’est que vous venez d’utiliser non-ironiquement « wokisme ».
          Parlez-moi encore de confusion…

          Quant aux positions politiques d’Astronogeek, si « la vidéo ne prouve rien » à leur sujet (en fait, pas rien, mais je vous accorde que seule elle serait insuffisante), depuis ses déclarations en faveur d’un « despotisme éclairé (renseignez-vous) » jusqu’à son petit chapeau bas vis-à-vis de l’autoritarisme du gouvernement chinois en passant par ses collab’s avec d’authentiques fascistes, là on est déjà sur du solide.

        2. Globokar Reply

          « De même que les progressiste de droite existent, les minorités, les pro-avortements… ca existe aussi à droite et à l’ED. »

          ma calotte crânienne vient de faire « pop ». Si je vous lis avec sérieux, je dois finir par admettre qu’on rencontre des tas de gens de gauche à l’extrême droite ; c’est à se demander pourquoi on fait tout un foin de ces petites misères catégorielles politiques, bon sang ! Soit votre goût pour la rhétorique vous embrouille un petit peu quand vous tirez à la ligne, soit vous venez d’exploser toutes les frontières de la confusion et il n’y a plus grand chose à faire pour vous situer quelque part sur le sol sublunaire…

      3. bozoin Reply

        Mais quelle horreur cet extrait vidéo… C’est assez étonnant (ou pas ?) que NordVPN ne voit aucun problème à cautionner ça. Le son du tir sur leur logo associe vraiment la marque au propos.

  5. Ninto Reply

    Ce texte est empli de … mauvaise fois ! C’est dommage je suis sûr que certains points sont pertinents. Mais la mauvaise fois flagrante, à charge, le parti pris est assez clair, ben ca dessert l’idée et l’argumentatif. A mon sens.
    Chacun des youtubeurs cités ont fait des vlog en réponse, et apportent des nouveaux éléments de clarification. Ces éléments, vous les connaissez et vous en faite fi. Pourtant leurs explications sont surement et également critiquables. Mais pas un mot dessus, vous restez sur les allégations initiales sans prendre en compte les explications, la contextualisation faite. J’en cite pour preuve, le Vlog de Sam sur la nature du Tweet à Psycho ou ses explications pourtant très clairs sur la compréhension de la position de son ami sur Z. Les éternelles explications de la présence d’AstronoGeek dans la vidéo d’un fasciste.
    Autre critique : Non tous les partisans l’ED ne sont pas racistes, et non tous les racistes ne s’entassent pas à l’ED. Cette confusion me gène. Je ne lutte pas pour ma part contre une place à l’assemblée, mais contre une idéologie. Idéologie qui s’infuse dans beaucoup de parties, beaucoup de classes !
    Du coup, parler avec son adversaire, pour le comprendre c’est mal ? Vous êtes partisans du moins on en parle, plus çà disparait ?

    1. Gaël Violet Reply

      Parler avec son adversaire n’est pas mal, mais vous confondez « adversaire » et « ennemi ». Des fascistes comme Code Reinho n’appartiennent pas à la première catégorie. Par ailleurs si vous voulez comprendre les fascistes, il y a plus sûr moyen de discuter avec eux (ils écrivent, figurez-vous, ce qui permet d’accéder à leur discours, et souvent présentée de manière plus honnête, que si vous allez discutez avec eux. Par ailleurs ils sont aussi étudiés par des chercheurs).
      Enfin, on ne parle pas de discussions privées quand on parle d’échanges et de collaborations publiques.

      1. UnMecCurieux Reply

        En toute bonne fois, pourriez-vous m’éclairer sur la différence entre « adversaire » et « ennemi » ?
        Sur 24 références je trouve « Synonyme : Se dit de mots ou d’expressions qui ont un sens identique ou très voisin. ».
        Je serais intéressé de savoir ce qui les différencient ?

        1. Gaël Violet Reply

          Bonjour. Pour aller rapidement: tel que j’emploie ces mots ici, un adversaire est quelqu’un avec qui on a des désaccords assez importants pour qu’ils puissent potentiellement se changer en conflit; un ennemi est quelqu’un qui ne serait satisfait qu’avec ma mort. Il se trouve que le fascisme en tant qu’idéologie, me destine à la mort (et indépendamment de ma petite personne: toute idéologie qui destine des gens pour ce qu’ils sont à la mort, est une idéologie ennemie, pour moi).

          Par ailleurs même dans leur emploi courant ces mots ne sont pas synonymes: quand on joue à un jeu, quand on fait un match d’un sport quelconque, on a des adversaires en face de soi, personne n’irait dire qu’on a des ennemis. C’est justement parce que dans leur emploi courant les deux termes sont séparés par un palier qualitatif en termes de gravité que je les ais distingués ici.

          Là-dessus, même des libéraux (et on est déjà très éloigné de ma famille politique) appartiennent à la catégorie « adversaire », et personne ici n’ira chercher des noises à qui que ce soit pour aller causer à des libéraux. Pour ce qui est des fascistes, par contre, oui, effectivement, c’est pas le même problème.

          Et je ne parle pas de tentatives de les déradicaliser (ce qui n’était pas le but de Doc Primum pour aller causer au micro de ZioClo, pas plus que c’était celui de Thomas C Durand pour aller chez TeddyBoy RSA); position qui a ses arguments (mais aussi de nombreux arguments en leur défaveur) mais qui n’est pas ce qui est discuté ici. Pas plus qu’on cause de conversations privées (ou de l’attitude à adopter avec le proverbial tonton raciste aux dîners de famille). Je parle de sympathiques discussions publiques et de bienveillantes collaborations à une vidéo en commun.

          Voilà, j’espère avoir réussi à éclaircir un peu la différence en dépit de mon épuisement. Dans le cas contraire, dites-moi – mais je ne peux pas vous assurer par contre d’être en état de vous répondre rapidement.

          1. UnMecCurieux

            Je ne suis pas au pièce, la réflexion prend du temps c’est normal.
            De ce que j’en comprend, votre perception serait qu’un « adversaire » serait celui auquel on s’oppose dans un contexte de jeu (au sens large: jeu d’influence, jeu politique, jeu oratoire, jeu pour se divertir, …) alors que « ennemi » impliquerait un animosité, une volonté de nuire ?

          2. Gaël Violet

            Ah non, le recours à l’exemple du jeu n’avait pas de valeur définitionnelle, il était là pour illustrer que même l’usage courant de « adversaire » n’en fait pas un terme purement synonyme de « ennemi ».

      2. Le Veilleur Reply

        Un ami dont les grand parents sont morts dans des camps de concentration, me disait avec tout le sérieux du monde, que ses propres parents (survivants des camps eux), en avait plus que ras le bol des gauchistes débiles qui traitaient de nazis, tout les gens qui ne pensaient pas comme eux, et eux ont vécu le nazisme, le vrai, donc ils ont raison de dire que c’est totalement stupide et contre-productif, de foutre du nazi et du facho partout, parce que que vous le vouliez ou non, les cocos, ça banalise cette horreur abjecte qu’a été le nazisme. Les Nazis, ils jetaient des bébés contre les murs, pour le plaisir, ils étaient pas juste pas d’accord avec vous.

        Apparemment, la zét éthique c’est un peu en option chez vous..

        1. Gaël Violet Reply

          Déjà il faudrait dire ça à des gens qui « foutent du nazi et du facho partout ». Ensuite, c’est pas l’argument du siècle, « je connais quelqu’un qui m’a dit que des gens de sa famille lui ont dit ».

  6. Eric Gillard Reply

    Vous êtes tellement persuadés d’avoir TOUT COMPRIS, de TOUT SAVOIR, que vous voyez des ennemis/facho partout, c’est affligeant.
    « Nous sachons !! Et nous avons le devoir de cancel tout ce qui n’adhère pas à notre propos car nous détenons LA vérité »
    Voilà comment vous apparaissez à mes yeux à présent, vous avez (peut être pas définitivement) perdu toute crédibilité pour moi au moment où vous avez assimilé la REC à un meeting du RN.

    C’est bien dommage car jusqu’alors j’arrivais à trouver un certain intérêt à votre discours.

    1. Gaël Violet Reply

      La manière dont on apparait à vos yeux nous semblant moins importante que la réalité, on va vous laisser discuter avec votre bonhomme en foin et continuer notre bonhomme de chemin. Mais pour le lecteur de passage, je rappelle que strictement personne n’a « assimilé le REC à un meeting du RN », même si on trouve beaucoup d’occurrences de cette idée… chez les gens qui ont prétendu que c’est ce qu’on disait.

    2. JCV Reply

      Je rajouterais aussi que le terme de facho n’a été utilisé dans cet article que pour parler de « fachosphère » et le terme fasciste pour Code Reinho qui s’en revendique ouvertement. Je pense que lire l’article sans œillères devrait permettre à l’accusation « vous voyez des fachos partout » de ne plus avoir lieu et donc d’avoir un vrai débat sur le fond. A bon entendeur.

      1. Gaël Violet Reply

        « Vous voyez des fascistes dès qu’on n’est pas d’accord avec vous » c’est un argument que les fascistes adorent, parce qu’il est systématiquement repris par les turbocentristes mégarationnels. Les fascistes s’en servaient déjà dans les années 20-30, et riaient aussi beaucoup à l’époque de voir à quel point ce discours était facilement repris en-dehors de leurs propres sphères.

  7. Eric Gillard Reply

    Ce qui est le plus important pour vous c’est la réalité ?
    Votre réalité donc, car la façon dont vous apparaissez à mes yeux c’est ma réalité, ne vous en déplaise.
    Je cite « Vu comment se présente le REC aujourd’hui, si il n’y en a pas l’an prochain c’est pas moi qui vais pleurer quoi ! Ah c’est à cause de vous qu’il n’y aura pas de meeting du FN l’an prochain, Oh zut ! Ahahaha »
    Ceci est extrait du live d’il y a 15 jours, et donc pour vous PERSONNE n’a assimilé le REC à un meeting du RN ?
    Soit vous êtes de mauvaise foi, soit vous ne vous souvenez pas des « mauvaises blagues » lors de vos live, dans un cas comme dans l’autre je trouve ça lamentable pour des personnes qui se posent en donneurs de leçon.

    PS : Qui est ce bonhomme en foin dont vous parlez ? Désolé mais je ne saisi pas l’allusion.

    1. Gaël Violet Reply

      Vous ne saisissez pas l’allusion? Tant pis pour vous.
      Ce pénible échange s’arrête ici, je vais pas passer ma journée avec vous qui me tenez la jambe pour que je réponde de vos petites obsessions à propos de nous. Bonne journée.

      1. Eric Gillard Reply

        C’est tellement plus facile de botter en touche…
        Ça devient pénible dès lors qu’on vous mets face à vos propos, et on ne mérite pas votre temps précieux si on ne vous adule pas : bravo, belle mentalité.
        Vous confirmez simplement ce que je disais dans mon premier commentaire, c’est bien triste.

        1. Gaël Violet Reply

          Je viens de vous dire que j’allais pas passer la journée avec vous qui me tenez la jambe. Si vous voyez ça comme un bottage en touche, grand bien vous fasse, seulement moi non plus je n’ai pas changé d’avis depuis mon premier message: vous êtes libre de fantasmer sur notre méchanceté à votre saoul. Amusez-vous bien.

  8. Paul Rahl Reply

    « Si M. Durand est sincère, et considère réellement Psyhodelik comme étant peu fréquentable, il serait de bon aloi de se pencher sur les réseaux de ses fréquentations »
    Pas trop compris. Vous voulez dire que s’il est sincère, il devrait policer ce que ses fréquentations ont le droit de dire / de faire sur les réseaux sociaux?

    1. Gaël Violet Reply

      Si ça inclut le fait de demander à ses collaborateurs de ne pas planifier une petite campagne de diffamation avec un des youtubeurs les plus connus pour avoir une commu de harceleurs et dont la quasi-totalité des vidéos est composée de relais de paniques morales d’extrême-droite d’ici ou des USA, ouaip.

  9. Antoine Sébert Reply

    Très bon article, malgré un passage un peu en dessous. Le doigt est mis sur tout ce qui ne vas pas chez la TD, et l’analyse dont son argumentation a évolué est intéressante.
    Courage à vous pour la suite, votre collectif fait de l’excellent travail 🙂

    1. Gaël Violet Reply

      Merci! Et n’hésitez pas à développer sur le passage plus faible si vous avez temps et énergie (et envie, bien sûr).

      1. Antoine Sébert Reply

        C’est celui juste avant la conclusion, sur les « accointances avec le nazisme » parce qu’il qualifie certaines personnes d’inutiles. Je trouve que c’est vraiment aller un peu vite en besogne et peu étayé; « inutile » ainsi que d’autres cités peu après sont des termes courants pour parler de qqn que l’on aime pas. Pas très élégant, mais pas de quoi s’affoler.

        La partie que je pense réellement d’utilité publique est celle où vous parlez de ses interventions chez des gens qui sont incontestablement d’extrême-droite, interventions qui ne sont pas relayées sur sa chaine youtube (je le saurais, je suis abonné).

        Cela m’inquiète un peu, surtout que le live foireux de la TeB avec Peggy Sastre est toujours dans ma mémoire. On pourrait comparer ce comportement avec celui d’Etienne Chouard, qui voulait « parler avec toutes les sensibilités politiques », pour ensuite servir de plateforme à certains discours d’extrême-droite, avant finalement d’y céder (mais bien évidemment TD n’en est pas là, et j’espère n’y arrivera jamais). En somme, bonnes intentions, mais pêche par naïveté, comme c’est souvent le cas quand on est peu politisé.

        1. Gaël Violet Reply

          Ah je crois qu’il y a méprise. C’est Thomas C Durand qui prétend qu’on lui « trouve des accointances avec le nazisme ». La partie qui suit cette citation de son profil twitter parle bien de son usage de « inutile » oui, puisque c’est dans le reproche de cet usage qu’il croit discerner une telle accusation, mais c’est pour clarifier le reproche – qui n’est justement pas de lui trouver des accointances avec le nazisme.

          Et non, je ne vois pas souvent quelqu’un traiter quelqu’un d’autre « d’inutile » (disons que ça arrive), mais l’argument du caractère courant d’une insulte n’est pas très bon: même si c’était courant, à 47 piges quand j’étais gosse il était très courant de se faire traiter de « PD » – ça ne justifie ni ne justifiait cette insulte.

          On est responsables du type d’insultes qu’on se choisit, et il y a un pattern chez Thomas C Durand (en particulier un pattern de psychopathologisation de l’adversaire).

          1. Antoine Sébert

            Il semble que j’aie mal compris, dans ce cas. Mais à ma décharge, s’offusquer d’une accusation hypothétique est un procédé rhétorique que je n’avais jamais rencontré jusqu’à présent.

  10. Alex Pliquet Reply

    Une règle de conduite à envisager : quiconque choisit ce type de visuel pour illustrer un texte à charge, remet la publication à plus tard.

  11. sebou Reply

    ZEM : Mr mendax, vous etes un faschiste car vous avez dit inutile et que hitler il employer ce terme…
    Mendax : JE trouve que votre critique ne st pas constructive

    ZEM : Euh on a un droit de réponse…. je trouve que c est la démonstration comme quoi vous n’accepté pas la critique!!!!!

    1. Patchwork Reply

      Nous n’avons jamais dit que M. Durand était un fasciste et avons bien expliqué que le problème ne tenait pas à juste utiliser le terme « inutile ».

      Pourquoi ce besoin de déformer nos propos?

    2. Nonoche Reply

      dit-il en réponse à un article qui dit en toutes lettres : « Nous l’avons déjà dit très explicitement dans notre précédente réponse à ses accusations : nous ne considérons pas que M. Durand soit d’extrême droite »
      Y’a pas à dire hein c’est toujours impressionnant de voir le rationalisme à l’œuvre…

  12. Suze Araignée Reply

    Bravo et merci pour cet article, qui a le mérite de mettre les choses à plat et au clair, et courage pour la suite.

  13. sebou Reply

    ya pas vraiment de déformation… a part faire du désonneur par association… vous ne prouvez pas grand chose…
    Il y a ce propos qui a été bel et bien tenu… mais c est vrai toutefois, au milieu de pas mal de propos du même acabit…

    1. Gaël Violet Reply

      On va devoir le répéter combien de fois? Tenir responsable une personnalité pour ses associations publiques n’est pas ce que désigne le déshonneur par association. Si quelqu’un s’associe publiquement avec quelqu’un d’autre, pointer cette association publique est un constat de fait, et à nouveau ce n’est pas ce qu’est un déshonneur par association. Je peux continuer la paraphrase jusqu’à ce que ça rentre hein.

      1. Gaël Violet Reply

        Par ailleurs, non, « ces propos » (‘Acermendax est un fasciste’) n’ont pas été tenus, et certainement pas ici. Dans cet article comme dans son prédécesseur il y a un an, on a été très clairs sur le fait que Thomas C Durand n’est pas, lui-même, un fasciste.
        Sur ce, pour vous aussi la conversation s’arrête ici. Vous avez fait la preuve de votre mauvaise foi, et continuer ne rimerait à rien. Bonne continuation.

        1. sebou Reply

          juste sur le live de patchwork…
          La REC est un tract du FN…
          il a pas vraiment contesté non plus….

          mais ces propos ‘nont peut etre pas été tenu non plus…
          C est beau le déni…

          1. Gaël Violet

            C’est quoi que vous comprenez pas dans « cette conversation est terminée » exactement?

  14. Mentor K Reply

    En anthropologie on sait que la culture symbolique est le soutien au pouvoir de l’état, hier c’était la religion , aujourd’hui la science.Toute culture établit son process sur la ration. La rationalisé c’est diviser et lorsque que l’on divise c’est accepter de trier entre les éléments, quand la religion divise les croyants des non croyants , la mauvaise science le fait aussi on triant les inutiles des utiles. Et comme l’état est principe même de société stratifié alors les 2 modes s’imbriquent forcément. La science est le ciment de l’état lui même eu service du capital. Et quand le capital vire aux crises souvent le fascisme lui sert pour se reformer et la science consolide les idées supremacistes. L’histoire se répète. La bonne science est celle qui tente d’expliquer les phénomènes naturels mais de manière systémique et inclusive. Dès lors que sa démarche est celle ci alors la beauté du monde s’offre à nous par l’observation naïve de l’harmonie et notre incapacité à la remplacer.

  15. Nico Reply

    J’ai arrêté de suivre Mendrax à l’époque de sa petite fixette sur les SJW et où toute tentative d’avoir un débat constructif se changeait immédiatement en « si vous n’êtes pas d’accord, vous êtes un méchant SJW » avec des GROS problèmes de logique dans ses arguments.
    Je suis tombé par hasard sur cet article après être venu ici pour l’article « Les sciences raciales ne sont pas qu’un vestige du passé ».
    C’est désespérant de constater que tout les ingrédients étaient là depuis longtemps (pas le fait que Mendax ait des opinions différentes des miennes, mais le fait qu’il soit si mauvais à argumenter de manière honnête, sans faire de grosses erreurs d’impartialité dès que ça l’arrange).
    J’imagine que vous devez vous recevoir beaucoup de messages haineux, et je tenais donc à vous dire que je vous soutiens, je pense que votre position est très raisonnable, et que vos articles à ce sujet sont très utiles.

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